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Fusillades à Toronto : 3 millions pour des caméras

Photo de profil de deux hommes.

Le premier ministre Doug Ford (à g.), en compagnie du maire de Toronto, John Tory

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Radio-Canada

Le nombre de caméras de surveillance en circuit fermé à Toronto va plus que doubler d'ici trois ans grâce à un investissement provincial de 3 millions de dollars.

Le premier ministre Doug Ford en a fait l'annonce vendredi matin, citant la « récente vague d'actes de violence armée à Toronto ».

Plus tôt ce mois-ci, la province avait octroyé 1,5 million provenant d'un plan de 4,5 millions des trois ordres de gouvernement pour augmenter le nombre d'agents consacrés à la lutte contre les gangs de rue à Toronto.

Pour M. Ford, les 40 nouvelles caméras auront un effet « dissuasif ».

La première chose que les criminels font lorsqu'ils arrivent dans un quartier, c'est de vérifier s'il y a des caméras.

Doug Ford, premier ministre de l'Ontario

Le maire de Toronto, John Tory, qui était aux côtés du premier ministre pour l'annonce, vendredi, a affirmé que ces « nouvelles ressources aideront à garder nos quartiers sécuritaires ».

Si ça peut aider à identifier ne serait-ce qu'un criminel, dit-il, [les caméras auront rempli leur mission].

Photo d'un homme portant un uniforme et une casquette de policier devant un micro.

Le chef de police de Toronto, Mark Saunders

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Outil d'enquête

Le chef de police Mark Saunders ajoute que la résolution des caméras de surveillance, même le soir, s'est beaucoup améliorée au cours des 10 dernières années, ce qui en fait un outil « précieux » pour les enquêtes.

Il note que nombre de résidents de quartiers où les gangs de rue sont particulièrement présents réclament des caméras.

Le chef de police n'a pas révélé l'emplacement précis des nouvelles caméras.

Des 3 millions annoncés vendredi, 2 millions iront à l'infrastructure (ajout des caméras), alors que l'autre million paiera les coûts d'exploitation des caméras durant deux ans.

Cet investissement s'ajoute à l'octroi de 25 millions sur 4 ans, visant principalement la police, annoncé par le gouvernement Ford en 2018, à la suite de la fusillade de l'avenue Danforth.

Pas d'argent pour les programmes sociaux

En réponse aux questions des journalistes, MM. Tory et Ford ont assuré qu'il était important pour eux d'avoir une approche « globale » contre la violence armée qui inclut des programmes pour les jeunes à risque.

Toutefois, ils n'ont promis aucun financement supplémentaire à ce sujet.

Le conseiller municipal de Toronto Gord Perks croit que la Ville et la province font fausse route.

Lorsqu'on décide de surveiller des gens moins nantis et racialisés plutôt que d'investir dans leur avenir, on empire le problème.

Gord Perks, conseiller municipal

La chef néo-démocrate Andrea Horwath pense elle aussi que la province devrait investir dans la prévention. Il faut avoir une solution globale, pas juste ajouter des caméras pour enquêter une fois que le crime a déjà été commis, dit-elle.

Le maire Tory a aussi pressé le fédéral de bannir les armes de poing, mais le premier ministre Justin Trudeau a signalé que son gouvernement ne prendrait pas de nouvelle mesure avant les élections.

Selon la police, il y a eu plus de 270 fusillades jusqu'à maintenant cette année à Toronto. Cependant, même si le nombre de fusillades est à la hausse, il y a moins de morts que l'an dernier.

Toronto

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