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Québecor maintiendrait une salle de rédaction indépendante pour Le Soleil

Le Soleil

Le principal concurrent du Soleil est le Journal de Québec, appartenant à Pierre Karl Péladeau

Photo : Radio-Canada / Marc Andre Turgeon

David Rémillard

Peu tendre envers les élus québécois, qui « ne connaissent rien » au milieu de la presse écrite selon lui, Pierre Karl Péladeau assure qu'il ne s'immiscerait pas dans la ligne éditoriale des journaux du Groupe Capitales Média, s'il devait les acquérir.

De passage à l'émission Première Heure vendredi matin, le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a assuré qu'il maintiendrait Le Soleil en vie s'il devait acheter le Groupe Capitales Médias.

Même s'il s'agit du principal concurrent du Journal de Québec dans le marché de la Capitale-Nationale et de tout l'est du Québec, l'entrepreneur estime qu'il faut respecter l'institution et son lectorat. Je pense que Le Soleil doit vivre et continuer à exister, a-t-il dit. C'est une institution à Québec et, aussi, c'est une clientèle.

Quel avenir pour Le Soleil si Québecor devient propriétaire ?

À ceux qui s'inquiéteraient d'un changement de ligne éditoriale pour se rapprocher de celle de Québecor, M. Péladeau a fait le parallèle avec les journaux de Sun Media, qui ont déjà appartenu à l'entreprise.

Ce sont des journaux qui ont toujours été de droite et qui soutenaient le Parti conservateur et ils ont continué [leur ligne éditoriale]. Est-ce que je suis un conservateur? Pas vraiment là! C'est ironique, en plus ils faisaient du Québec bashing, a raconté le souverainiste et ancien chef du Parti québécois.

Je pense que ce ne serait pas une bonne décision d'affaires de mettre fin au Soleil [...] Mais c'est indéniable, il [y aurait] des réductions d'effectifs.

Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québecor

Une pointe aux élus

Sachant le Groupe Capitales Médias en difficultés financières depuis un bon moment, M. Péladeau a fait une offre pour racheter Le Soleil, Le Nouvelliste, La Voix de l'Est, Le Droit, La Tribune et Le Quotidien.Offre cependant rejetée par le gouvernement.

Après cet échec, l'entreprise alors dirigée par l'ex-député libéral fédéral Martin Cauchon s'est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. Le gouvernement du Québec a annoncé lundi une aide financière de 5 millions de dollars au Groupe Capitales Médias.

M. Péladeau accuse les élus de faire de la politique avec la situation, plutôt que de travailler à assurer une véritable pérennité des quotidiens. On ne peut pas vivre sur des aides publiques en permanence, a-t-il aussi déclaré, craignant que d'autres fonds publics soient investis dans l'entreprise

À savoir pourquoi certains ne verraient pas d'un bon œil une telle concentration de la presse, M. Péladeau est sans appel. Honnêtement, c'est parce qu'ils ne connaissent rien, a-t-il tranché.

Le patron de presse croit que la structure de Québecor est la seule qui détienne tous les outils pour maintenir les journaux à flots.

Mieux vaut plusieurs journaux sous une même entité que la disparition de certaines publications, a-t-il dit, pour que puisse s'exprimer le pluralisme.

Sur le fond de la crise des médias comme telle, M. Péladeau croit que les gouvernements se réveillent, mais en retard.

Il aurait fallu, selon lui, anticiper davantage les effets de l’effritement des revenus publicitaires au profit des géants comme Google et Facebook.

Québec

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