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Les chauffeurs se dissocient des changements à la STTR

Un autobus de la Société de transports de Trois-Rivières.

Autobus de la STTR (Archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Radio-Canada

Face à la grogne des usagers de la Société de transport de Trois-Rivières (STTR), les chauffeurs d'autobus veulent se dissocier de la décision de leur employeur de modifier les trajets.

Le syndicat des chauffeurs tient à préciser que contrairement à ce que la STTR a affirmé dans le passé, elle n'a pas élaboré les nouveaux trajets en collaboration avec ses chauffeurs. Ils auraient plutôt été mis devant le fait accompli.

Le syndicat des chauffeurs a rencontré la direction jeudi pour l'avertir qu'il allait prendre position sur la place publique.

Selon le Syndicat canadien de la fonction publique, depuis l'entrée en vigueur de ces changements le 7 juillet dernier, les chauffeurs subissent tous les jours les foudres des usagers.

Avec la rentrée des classes qui est déjà entamée pour les Cégépiens et qui s’en vient pour les autres, il y aura bientôt plus d'usagers sur le réseau, et les chauffeurs s'attendent à ce que la grogne prenne encore de l'ampleur.

Trois hommes côte à côte.

Le conseiller syndicat du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Mario Fontaine (au centre), accompagné de deux chauffeurs d'autobus.

Photo : Radio-Canada

Au moment de l'entrée en vigueur du nouveau réseau de transport, la STTR avait interdit à ses chauffeurs de s'adresser aux médias, sous peine de sanctions.

La STTR sous-financée?

Le conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Mario Fontaine, affirme que le problème n'est pas la STTR elle-même, mais plutôt son sous-financement.

La solution, c'est de trouver du financement, parce que si on change le tracé présentement, on va tout simplement déplacer le problème. On habillera Paul pour déshabiller Pierre, dit-il.

On n'arrivera pas à trouver des solutions miracles si on n'a pas le financement en arrière du plan de transport.

Mario Fontaine, conseiller syndical du SCFP

Le conseil de ville devrait savoir pertinemment qu'ici, à Trois-Rivières, on est la ville, si on prend les comparables, qui a le moins de financement pour son réseau de transport en commun, croit-il.

En 2017, la contribution municipale au réseau de transport en commun avait été de 5,3 millions de dollars à Trois-Rivières. Elle était plus du double à Saguenay et plus du triple à Sherbrooke.

Le conseiller municipal Luc Tremblay, qui est président de laSTTR, aimerait que la Ville investisse davantage dans son réseau de transport, mais il soutient que le budget sera difficile à boucler cette année. Les conseillers auront des choix difficiles à faire.

Mauricie et Centre du Québec

Transport en commun