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Le Conseil des écoles fransaskoises accueille 23 nouveaux enseignants

Les enseignants assistent à une présentation

Le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) offre une journée d'orientation et d'intégration aux nouveaux professeurs qui rejoignent ses rangs cette année.

Photo : Radio-Canada

Emmanuelle Poisson

Alors que la rentrée scolaire approche à grands pas, les 23 nouveaux enseignants du Conseil des écoles fransaskoises (CEF) ont pris part à une journée d’insertion professionnelle, jeudi, à Regina. C’est la quatrième année que le CEF met en place cette initiative pour accueillir les nouveaux enseignants au sein de ses écoles.

« On l’a mis obligatoire pour vraiment donner une vue d’ensemble du conseil scolaire, aussi leur offrir un accueil chaleureux », lance Marcel Lizotte, coordonnateur des ressources humaines du CEF. Cette intégration permet aux nouvelles recrues de se familiariser avec les différents services, de l’équipe et du fonctionnement du CEF.

Chaque année, le conseil se donne comme objectif d’embaucher entre 15 et 20 enseignants « à cause des retraites, des congés de maternité, des congés sans solde et aussi des nouveaux postes, parce que le conseil scolaire continue à grandir », ajoute M. Lizotte.

L’an dernier, le CEF a accueilli 17 enseignants. De cette cohorte, deux sont retournés en Ontario pour des raisons familiales, tandis que les 15 autres sont restés en Saskatchewan.

Même s’ils demeurent toujours dans la province et même si le CEF a accueilli cinq nouveaux enseignants de plus que l’an dernier, Marcel Lizotte estime que le recrutement pose encore un défi à ce jour.

 Je vais être honnête, c'est certain que c'est un défi, mais c'est un beau défi à relever. »

Marcel Lizotte, coordonnateur des ressources humaines du Conseil des écoles fransaskoises (CEF)

Comparativement à l’an dernier, le conseil a décidé d’offrir plus de contrats « précoces » cette année. « C’est-à-dire quand on trouve des gens qui sont des perles, des gens qui sont passionnés et qu’on veut les avoir avec nous au CEF, alors c’est certain que le CEF donne des contrats précoces. On n’attend pas aux mois de mars, avril ou mai. On le fait le plus tôt possible », affirme Marcel Lizotte.

Quant au taux de rétention des enseignants, il estime que celui-ci se situe entre 85 et 90 %. « Je pense qu’ils se sentent bien accueillis. Je pense qu’ils se sentent bien encadrés au niveau de la pédagogie, au niveau des services et ainsi de suite ».

Qui sont ces nouveaux enseignants?

Sur les 23 nouveaux enseignants, neuf ont été recrutés en Saskatchewan. Les 14 autres ont été recrutés en Colombie-Britannique, en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

« On commence toujours avec nos jeunes finissants ici de l'Université de Regina et de l'Université de la Saskatchewan », explique M. Lizotte. « C'est certain que nos besoins sont beaucoup plus grands que ça, alors là on a dû aller à l'extérieur », poursuit-il, en expliquant que le CEF s’est rendu dans six foires d’emplois à travers le Canada.

Le CEF prévoit d’ailleurs commencer dès cet automne à recruter du personnel enseignant en Saskatchewan en prévision de la rentrée de septembre 2020.

La plupart des nouveaux enseignants accueillis cette année sont fraîchement diplômés d'un baccalauréat en enseignement. 

Pour certains d’entre eux, le fait d'enseigner dans les écoles du CEF est une façon de pouvoir pratiquer leur métier tout en faisant la promotion de la langue française en milieu minoritaire. 

C’est notamment le cas pour Kymber Zahar, qui a reçu son diplôme de baccalauréat en enseignement en avril dernier.

Kymber Zahar

Avant de rejoindre les rangs du CEF en tant qu'enseignante de 6e année, Kymber Zahar a complété son stage avec le conseil pendant lequel elle a été enseignante en 4e année à l'école élémentaire Monseigneur de Laval à Regina.

Photo : Radio-Canada

« Ma mission avec mon enseignement, ma carrière, c'est vraiment d'encourager le français non seulement dans la communauté avec les enseignants, mais aussi avec les jeunes », dit celle qui, dès la rentrée, sera enseignante de 6e année à l’École élémentaire Monseigneur de Laval à Regina.

Alex Laperrière, qui sera le nouvel enseignant d'éducation physique à l’école du Parc, à Regina, partage également cet avis.

Alex Laperrière

Alex Laperrière a été recruté par le CEF à une foire d'emploi à l'Université de Moncton, alors qu'il complétait son baccalauréat.

Photo : Radio-Canada

« C'est justement le fait d'être contagieux avec la langue française pour que les jeunes justement aient le goût de l'apprendre et que ce ne soit pas une corvée. »

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