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Victoria accueille un congrès international sur le heavy metal

Un étudiant installé dans un amphithéâtre porte un chandail de concert de musique métal.

L'auditoire est visiblement acquis à ce genre musical.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Adrien Blanc

Des chercheurs des Amériques et d’Europe échangeront leurs connaissances du heavy metal à l'Université de Victoria du 22 au 24 août pour comprendre le rapport de ce genre musical avec l’histoire et l’identité.

Jeudi, Lauro Meller a ainsi parlé, en visioconférence depuis le Brésil, de l’histoire mondiale dans les chansons du groupe Iron Maiden. Vendredi, des chercheurs doivent aborder l’évolution du metal dans le contexte de la guerre froide et de la chute du mur de Berlin, et samedi, les conférenciers se pencheront sur les mouvements nazis et le black metal.

La tonalité du congrès est politique, car, selon son organisateur, le professeur Shamma Boyarin, la violence contenue dans la musique metal est une arme à double tranchant qui mérite d'être mieux comprise : Ça peut être un moyen puissant d’organiser la résistance contre l’oppression et ça peut en même temps être un outil pour soutenir les puissants et les moyens traditionnels d’exercer le pouvoir.

La musique metal est attirée par les extrêmes.

Shamma Boyarin, professeur d’études religieuses à l’Université de Victoria

Camille Béra, doctorante en musicologie à l’Université de Rouen, en France, pense toutefois que le heavy metal reste inoffensif : Même si les paroles sont violentes, je pense que c’est une manière de décharger son trop-plein d’agressivité ou une violence personnelle au travers de quelque chose de sain : la musique.

Étudier la musique metal permet de déterminer les frustrations d’une société et les choses qui aident à avancer.

Camille Béra, musicologue à l’Université de Rouen

La chercheuse note que les groupes extrêmes restent minoritaires dans le heavy metal et sont faciles à repérer du fait des titres de leurs chansons et des maisons de disque qui les diffusent.

Le professeur pose devant la pelouse centrale du campus de l'Université de Victoria. Il porte des vêtements noirs, des lunettes noires et une barbe taillée en bouc.

Shamma Boyarin espère organiser un congrès sur le heavy metal chaque année.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Par ailleurs, Internet a permis d’ouvrir le metal à un plus large public. C’est plus répandu que jamais, estime Shamma Boyarin, surtout grâce à la facilité d’accès aux chansons sur les sites de diffusion en ligne et la possibilité pour les musiciens de communiquer directement avec leur public.

Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, ça ne veut pas dire que tout ce qui est joué en ce moment est de la bonne musique.

Colombie-Britannique et Yukon

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