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Mobilisation pour sauver Le Quotidien

Une pancarte sur laquelle on peut lire "Je soutiens mon journal" et des gens sur une terrasse.

Plus d'une centaine de personnes se sont réunies à Chicoutimi pour soutenir Le Quotidien.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Mireille Chayer

Plus d'une centaine d’acteurs provenant notamment du milieu économique, politique, syndical et médiatique se sont réunis jeudi soir à Chicoutimi pour soutenir le journal Le Quotidien.

L’initiative de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) vise à sauver les publications régionales du Groupe Capitales Médias, qui s’est placé cette semaine sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité en raison d’un manque de liquidités.

La campagne « Je soutiens mon journal » s’adresse aux lecteurs, mais aussi aux municipalités, aux gouvernements et aux entreprises privées. La FPJQ leur demande de recommencer à publier des avis et de la publicité dans les journaux. Cet appel vise donc à soutenir financièrement les différents quotidiens.

Ce n’est pas à la version papier qu’on tient, c’est au contenu. Encourager le journalisme, c’est faire reculer l’ignorance, a martelé la présidente régionale de la FPJQ, Priscilla Plamondon Lalancette.

Des gens réunis autour de la présidente de la FPJQ.

La présidente régionale de la FPJQ, Priscilla Plamondon Lalancette, a pris la parole.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Si on perd notre journal, on ne perd pas juste des jobs, c’est tout le monde qui va perdre collectivement parce que chaque fois qu’un média disparaît, c’est la démocratie qui en prend un coup.

Priscilla Plamondon Lalancette, présidente régionale de la FPJQ

Des poignées de main, des tapes dans le dos; les témoignages d’appui n’ont pas manqué provenant tantôt de politiciens, tantôt d’enseignants ou encore de simples citoyens.

C’est extraordinaire que les gens se tiennent. On est des compétiteurs au jour le jour, mais quand les micros sont fermés, on se serre les coudes, a indiqué le journaliste du Quotidien Stéphane Bégin en parlant des autres médias. Il espère que le mouvement de soutien se poursuivra.

On ne peut pas admettre que notre région soit coupée du reste du monde, a mentionné le député libéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert. Pour nous, les politiciens, c’est notre courroie de transmission, a-t-il poursuivi en parlant de l’importance de conserver un journal local.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, a pris la parole devant les gens réunis dans la salle. Notre Quotidien, c’est un service essentiel. C’est une richesse pour nous et ne veut pas la laisser tomber, ça c’est clair [...] Les nouvelles de notre région, on en a besoin.

Le gouvernement de François Legault a octroyé une aide d’urgence de 5 millions de dollars au Groupe Capitales Médias afin qu’il puisse garder la tête hors de l’eau jusqu'à la fin de l'année.

Saguenay–Lac-St-Jean

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