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La presse francophone déplore le manque de prévoyance des gouvernements

Des journaux sur une table.

Linda Lauzon affirme que la presse francophone est plus menacée dans les petites communautés et les communautés en situation minoritaire.

Photo : iStock / iStock

Radio-Canada

L’Association de la presse francophone condamne le manque de prévoyance des gouvernements fédéraux et provinciaux dans la crise qui touche les organes de presse au pays. Selon sa directrice générale, Linda Lauzon, les gouvernements auraient pu éviter cette crise s’ils avaient agi avant.

La semaine dernière, Groupe Capitales Média a annoncé qu’il se plaçait sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

D’après Linda Lauzon, ce n’est pas la première crise du genre dans un groupe média. « C’est l’histoire qui se répète, dit-elle. La crise est là depuis plusieurs années. »

Elle affirme que les organes de presse ne demandent qu’à travailler avec tous les ordres de gouvernement afin de trouver des solutions pour contrer les investissements faits par les géants comme Google, Apple, Facebook et Amazon et déplore la lenteur qu’elle observe.

« Malheureusement, les choses bougent à petits pas, et c’est vraiment désolant », dit-elle.

Selon Mme Lauzon, si rien n’est fait, le Canada perdra un des grands piliers de la démocratie. « Nos médias sont le troisième pouvoir, dit-elle. Ils jouent un rôle extrêmement important. Ils protègent la démocratie et l’intérêt public. »

Elle précise que la presse francophone est plus menacée dans les petites communautés et dans celles qui se trouvent en milieu minoritaire, où la seule source d’information en français est souvent le journal local ou la radio.

« Ces médias sont très importants pour ces communautés, explique Mme Lauzon. Patrimoine Canada utilise la présence d’un média communautaire dans une communauté de langue officielle comme un indice de vitalité de cette communauté. »

Pour permettre aux six quotidiens directement touchés par la décision de Groupe Capitales Médias de poursuivre leurs activités jusqu’à la fin de l'année, le gouvernement du Québec a annoncé une aide ponctuelle de 5 millions de dollars.

Selon Linda Lauzon, il s’agit d’une solution partielle et limitée, comme un crédit d’impôt.

En novembre, le fédéral a annoncé la création de deux crédits d’impôt pour aider les médias : un premier, remboursable, pour les coûts de main-d’œuvre liés à la production de contenu et un second, non remboursable, de 15 % sur les frais d’abonnements à des médias numériques.

Mme Lauzon soutient que ces crédits ne profitent pas aux journaux de l’Association de la presse francophone en raison de leur petite taille. « On propose aux gouvernements de s’asseoir avec nous pour qu’ensemble on trouve des solutions », dit-elle.

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