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Un programme francophone en psychiatrie accueille ses premiers résidents

Il existe une pénurie de psychiatres et un manque chronique de personnel en ce domaine

L'enseigne et la façade de l'hôpital, un grand édifice en béton

La formation est offerte au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Radio-Canada

Deux résidents en psychiatrie, un du Nouveau-Brunswick et un du Québec, ont commencé leur formation en juillet au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, à Moncton, dans le cadre d'un nouveau programme francophone de spécialisation en ce domaine.

Comme le programme est d’une durée de cinq ans, il faudra être patient avant de voir ses résultats dans la province qui manque de psychiatres.

Le Centre hospitalier Restigouche (CHR), le plus important hôpital psychiatrique du Nouveau-Brunswick, fait face à un « manque chronique de personnel ». Il n’a présentement que cinq psychiatres à temps plein sur les 14 postes normalement pourvus.

Le programme de résidence en psychiatrie à Moncton espère accueillir deux nouveaux résidents par année. Il est le fruit d’une collaboration entre le gouvernement provincial, le service de psychiatrie du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, l'Université de Sherbrooke et le programme de formation médicale francophone du Nouveau-Brunswick.

Le programme veut notamment donner la chance aux étudiants néo-brunswickois d’être formés dans leur province, explique la vice-présidente aux services médicaux, à la formation et à la recherche au Réseau de santé Vitalité, la Dre France Desrosiers. 

L'objectif principal, c'est la rétention et le recrutement pour cette spécialité qui présente de grands besoins en recrutement, dit-elle.

Le Dr Landry interviewé devant l'hôpital

Le Dr Michel Landry souhaite qu'un grand nombre des futurs finissants du programme restent ensuite au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Le directeur du centre de formation médical au Nouveau-Brunswick et doyen associé de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, le Dr Michel Landry, espère que le taux de rétention sera supérieur à 80 %. On s'attend [à] un très gros pourcentage qui vont rester dans la province, dit-il.

On fait des formations dans différentes spécialités en médecine interne, explique le Dr Landry. On commence à voir beaucoup de stages qui sont faits au Centre hospitalier universitaire [Georges.-L-Dumont]. Certains sont faits à Bathurst. C'est certain qu’on s'attend à avoir le même taux de succès. Plus qu'ils [les stagiaires] passent de temps dans la province, plus qu'ils vont retourner travailler dans la province.

D’après le reportage de Wildinette Paul

Nouveau-Brunswick

Santé mentale