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Le basketball élite canadien à l’honneur à Saskatoon ce week-end

Une dizaine de joueurs de basketball regroupés au centre du terrain pendant un entraînement.

À l'aube de la demi-finale de samedi, les favoris, les River Lions de Niagara, se sont entraînés jeudi à Saskatoon.

Photo : Radio-Canada

Charles Lalande

La Ligue canadienne élite de basketball (CEBL) conclut sa première saison dans la Ville des Ponts dimanche, à l’occasion du championnat éliminatoire qui réunit les quatre meilleures équipes de ce circuit à six clubs.

Les River Lions de Niagara, en Ontario, sont les favoris en vertu de leur fiche de 15 victoires en 20 matchs.

L’ailier fort des River Lions, Yohanny Dalembert, s'en réjouit. L’athlète de 2,07 m n’en peut plus d’attendre le lancement des hostilités : La compétition sera très élevée. Il y aura beaucoup de pression. Je pense que nous avons la meilleure équipe de la Ligue, lance-t-il avec confiance.

Grand joueur de basket en entrevue le long du terrain pendant un entraînement.

Yohanny Dalembert entend quitter Saskatoon en tant que champion de la CEBL.

Photo : Radio-Canada

Samedi, en demi-finale, Niagara croisera le fer avec une autre équipe ontarienne, les Honey Badgers de Hamilton (10-10), dirigée par la Québécoise Chantal Vallée.

Dans l’autre demi-finale, deux formations de l’Ouest vont en découdre pour une qualification pour la finale du lendemain, soit les Stingers d’Edmonton (14-6) et les Rattlers de la Saskatchewan (11-9).

Si on en croit le Québécois Mamadou Gueye, qui défend les couleurs des Stingers, les autres équipes ne laisseront pas Niagara rentrer à la maison avec le trophée si facilement. Nous n'avons qu’un seul objectif : gagner.

Grand joueur de basketball, portant un bandeau blanc autour de la tête, en entrevue avec Radio-Canada.

Natif de Québec, Mamadou Gueye a joué à l'Université de l'Alberta pendant quelques années avant de faire le saut dans la CEBL, à Edmonton.

Photo : Radio-Canada

Bien que les Edmontonois aient fini la saison régulière avec un meilleur dossier que la Saskatchewan, les Albertains ont tout de même baissé pavillon à trois reprises contre leurs rivaux des Prairies.

Mamadou Gueye s’attend donc à une guerre des tranchées en territoire hostile. La foule va être de leur côté. Nous serons seulement 10 ou 12 joueurs d’Edmonton. Je crois que nous allons avoir quelques partisans, mais ça va être rien comparé au nombre de partisans des Rattlers.

Ce sont des partisans fanatiques. Je crois vraiment que les gens de la Saskatchewan attendaient une équipe de basketball avec impatience. Les estrades sont toujours remplies.

Yohanny Dalembert, des River Lions de Niagara

Un niveau relevé à découvrir

La CEBL n’en est qu’à ses balbutiements, mais les deux joueurs francophones assurent que le spectacle sera au rendez-vous.

« C’est le meilleur niveau de basket en Amérique du Nord, il y a des joueurs qui ont joué dans la NBA ou dans la Ligue d’été. Il y a aussi beaucoup de recruteurs de l’Europe qui nous suivent. Les gens commencent à respecter notre ligue », affirme Yohanny Dalembert, dont le frère Samuel a joué dans la NBA de 2001 à 2015.

Mamadou Gueye tient le même discours au sujet de la qualité de jeu dans la CEBL. Par le passé, les deux basketteurs ont partagé le même vestiaire au sein du Five de Sudbury, dans la Ligue nationale de basketball du Canada.

« La CEBL est beaucoup plus disciplinée que les ligues dans lesquelles j’ai joué auparavant. Le niveau de jeu est extrêmement haut. Pour une ligue qui a commencé [ses activités] en plein été, c’est vraiment intéressant de voir comment les gens l'ont adoptée », souligne celui qui a remporté la médaille d’argent aux Jeux du Commonwealth avec le Canada en 2018.

Avec les informations de Samuel Desbiens

Saskatchewan

Basketball