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Les trois candidats après la conférence de presse.

Jimmy Voyer, Sylvie Théodore et Dany Boudreault défendront les couleurs du Parti populaire du Canada au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Catherine Paradis

Le Parti populaire du Canada (PPC) dit vouloir faire de la politique autrement. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ça commence par présenter un couple de candidats dans deux des trois circonscriptions.

Le vétéran des Forces armées canadiennes et conservateur de longue date Jimmy Voyer et sa femme, SylvieThéodore, se lancent en politique sous la même bannière : l’un dans Chicoutimi-Le Fjord et l’autre dans Jonquière en vue des prochaines élections fédérales.

Parents d’enfants de 4 et 6 ans, ils pensent arriver à concilier travail et famille.

[Comme neurologue], j’ai certaines obligations avec l’hôpital comme la garde et la clinique. Présentement, je fais une campagne à temps partiel et je suis neurologue à temps plein. On inversera les choses si je suis élue, assure celle qui cumule déjà les tâches de médecin, d’enseignante et de conférencière.

Le Parti populaire est un parti jeune encore, ce n’est pas toujours évident de rallier les gens, donc vu que moi j’étais déjà vendue, bien je me suis lancée aussi.

SylvieThéodore, candidate du PPC dans Jonquière

La famille a l’habitude des casse-têtes familiaux, avec un père qui a souvent été déployé en mission à l’étranger.

Maintenant, je suis à la retraite, alors j’ai plus de temps pour me concentrer sur la coordination à la maison, précise-t-il.

Derrière Maxime Bernier

Le Parti populaire du Canada fondé par Maxime Bernier compte actuellement moins de 200 membres au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

N’empêche, les trois candidats voient grand.

Le camionneur Dany Boudreault portera les couleurs du parti dans  Lac-Saint-Jean. Il pense qu’il arrivera à convaincre les agriculteurs de la circonscription qu’il est temps d’abolir le système de gestion de l’offre, comme le prévoit la plateforme du PPC.

J’ai un oncle qui a dû vendre sa ferme à un inconnu dû au prix du quota de lait, donc je lui en ai parlé. C’est sûr que quand on arrive en disant qu’on veut abolir la gestion de l’offre, ça passe moins bien que dire qu’on va racheter les permis de production pour leur permettre de se diversifier, soutient-il.

Il estime que le rachat des permis coûterait environ 4,5 milliards de dollars sur cinq ans au gouvernement fédéral.

Comme fille d’immigrant de l’Île Maurice, Sylvie Théodore, ne voit pas de contradictions avec les politiques plus restrictives que prône le PPC sur l’arrivée des migrants à la frontière canado-américaine.

C’est un dossier assez épineux et controversé. Je ne suis pas contre l’immigration, moi mon père est arrivé ici de façon légale. Je pense qu’on peut réduire le nombre d’immigrants de 350 000 à 150 000 pour avoir une immigration légale, intelligente et enrichissante au niveau économique, a-t-elle défendu.

Le PPC compte actuellement 40 000 membres au Canada, dont 8000 au Québec.

Le parti de Maxime Bernier prévoit présenter des candidats dans toutes les circonscriptions lors des élections le 21 octobre.

Saguenay–Lac-St-Jean

Politique fédérale