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Winnipeg rejette la contre-offre du syndicat des chauffeurs

Trois autobus circulent dans une rue de Winnipeg.

La Ville et le syndicat négocient depuis plus de sept mois pour parvenir à une nouvelle entente collective. Les chauffeurs sont sans contrat de travail depuis janvier.

Photo : Radio-Canada / Darren Bernhardt

Radio-Canada

Les négociations entre la Ville et les employés de Winnipeg Transit sont encore une fois dans une impasse. Jeudi, le conseil municipal a rejeté la contre-offre qu’avait déposée le Syndicat uni du transport de Winnipeg vendredi dernier.

Dans un communiqué, la Ville dit que l’offre syndicale n’arrive pas à combler un fossé de 68 millions de dollars qui sépare les deux parties.

La Ville demande au syndicat de lui faire une autre contre-offre, raisonnable et en accord avec les offres de la Ville faites dans les quatre propositions précédentes, plutôt que de présenter de façon différente les mêmes demandes.

Les négociations entre les parties en vue de renouveler la convention collective échue depuis janvier ont débuté il y a plus de sept mois.

La semaine dernière, le syndicat a déposé une entente comprenant une réduction de ses attentes salariales, en échange de concessions sur les horaires des chauffeurs.

La contre-offre du syndicat comprenait une augmentation de salaire de 1,75 % pour la première année de la convention collective (2019), suivi de 2 % d’augmentation pour chacune des trois années suivantes. Le syndicat demandait auparavant une hausse annuelle de 2,75 %.

La Ville avait offert 2 % d’augmentation par an en 2020, en 2021, en 2022 et en 2023, ce qui coûterait 12,8 millions de dollars.

La contre-offre du syndicat, selon la Ville, coûterait 18,2 millions de dollars, une différence qui s'explique par le moment où débutent les augmentations de salaires.

Cette différence, quand on la calcule sur la durée de l’entente collective, contribue de façon significative aux dépenses globales, indique la Ville, ajoutant que le syndicat demande aussi une hausse salariale de 10 $ l’heure pour les mécaniciens, un coût supplémentaire de 9,6 millions de dollars au contrat de travail.

Le président de la section locale 1505 du Syndicat uni du transport de Winnipeg, Aleem Chaudhary, a affirmé à plusieurs reprises que les horaires restaient un point litigieux.

Les syndiqués veulent de meilleures aires de relais, avec des abris pour les chauffeurs, et demandent que ces derniers aient un temps de récupération de 5 minutes à la fin de chaque trajet d’autobus.

La Ville croit que ces 5 minutes auraient pour effet d’entraîner une diminution du service, puisqu’il faudrait compter 5 minutes de plus pour chaque trajet, ce qui aurait un effet cumulatif en fin de journée.

Pour maintenir le même niveau de service, la Ville devrait embaucher 41 chauffeurs supplémentaires et 6 superviseurs – un coût de 32 millions de dollars pour l’ensemble du contrat, dit-elle. Elle devrait aussi ajouter environ 32 autobus à sa flotte, au coût de 21 millions de dollars.

Le syndicat maintient vouloir éviter la grève. La Ville, elle, s’attend à ce qu’une grève soit déclenchée cet automne.

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