•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Acquittée faute de preuve: Valérie Poulin Collins retrouve sa liberté sans condition

Valérie Poulin Collins accusée d'avoir enfreint ses conditions de probation sort de la salle d'audience au Palais de Justice de Trois-Rivières

Procès de Valérie Poulin Collins (au centre) accusée d'avoir enfreint ses conditions de probation au Palais de Justice de Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Valérie Poulin-Collins, qui avait enlevé la petite Victoria quelques heures après sa naissance à l’hôpital de Trois-Rivières en mai 2014, est maintenant entièrement libre sans condition

La femme dans la vingtaine a été acquittée jeudi après-midi des accusations portées contre elle en juillet 2018 d'avoir omis de se conformer à deux de ses conditions de probation.

La couronne l'accusait principalement de ne pas avoir suivi les thérapies suggérées par son agente de probation en lien avec la gestion de ses émotions pendant la période du 14 juin 2017 au 3 juillet 2018.

Toutefois le juge Simon Ricard a conclu que les deux témoignages présentés, soit de l'agente de probation et de l'intervenante communautaire impliquées dans son dossier, reposaient sur des ouï-dire donc qu'il y avait « absence de preuve des bris de conditions » .

Valérie Poulin Collins alors qu'elle attend de comparaître devant le juge Jacques Trudel

Valérie Poulin Collins au palais de justice de Trois-Rivières, en mai 2013

Photo : Radio-Canada

Dans leur témoignage, les deux femmes décrivaient Valérie Poulin Collins comme une personne fragile, instable et peu collaboratrice. Elles lui reprochaient notamment d'avoir menti au sujet de sa présence à des rendez-vous avec sa psychologue et de ne pas avoir saisi les occasions de thérapies qui lui étaient suggérées.

Toutefois, le juge Ricard estime que de rapporter des conversations avec sa psychologue, ou son médecin ne constitue pas une preuve et que ce sont eux qui auraient dû témoigner.

« Le fait d'avoir la responsabilité de superviser l'accusée ne permet pas de raccourci même si ça implique le déplacement de personnes fort occupées », a précisé de juge Ricard.

Valérie Poulin Collins, qui a été libérée en 2015 après voir purgé 15 mois de prison, devait se soumettre à des conditions jusqu'en février dernier. Elle est donc maintenant entièrement libre.

Mauricie et Centre du Québec

Justice et faits divers