•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Travailleurs immigrants : les municipalités des CUPR en mode séduction

Apollos Gustanar et Pascale Casséus  posent pour la caméra

Le coordonnateur du projet immigration au CSEPR, Apollos Gustanar, et Pascale Casséus, une étudiante en soins infirmiers.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Denis Babin

Quand il est question pour un immigrant de trouver un endroit où s’établir et travailler, les communautés rurales canadiennes sont rarement un premier choix.

Le Centre de services à l’emploi de Prescott et Russell (CSEPR) a bien l’intention de changer ce réflexe. 

Ce mercredi, le pourvoyeur des services d’aide à l’emploi, qui a des bureaux à Hawkesbury et Rockland, a joint l’acte à la parole.

Une tournée de la région a été organisée pour un peu plus d’une trentaine de travailleurs originaires notamment de l’Afrique et des Caraïbes, mais qui sont pour la plupart établis au Canada depuis déjà quelques années.

Pascale Casséus, une étudiante en soins infirmiers d’origine haïtienne, était du groupe.

C’est sûr qu’à long terme […] j’aimerais […] emménager dans un endroit un peu plus tranquille. Moi, la nature, l’eau, j’adore ça, a confié celle-ci lorsque la tournée s’est arrêtée à Hawkesbury

À l’instar de Pascale Casséus, la plupart des participants ont de jeunes enfants.

Le milieu de vie qu’ils choisiront pour élever leur famille pèse donc très lourd dans la balance.

Ils recherchent un endroit paisible. […] Un endroit sécuritaire. Il y en a qui viennent de partout. Ils ont vécu des situations assez difficiles du point de vue politique, des bouleversements. Ils recherchent la paix», explique le coordonnateur du projet immigration au CSEPR, Appollos Gustanar.

Selon ce dernier, la meilleure façon de convaincre un nouvel arrivant de déménager ses pénates dans les Comtés unis de Prescott et Russell est de lui permettre de « voir la région de ses propres yeux ».

Les gens, lorsqu’ils arrivent [au Canada], […] ils cherchent là où ils [connaissent] du monde. Le plus souvent, c’est dans les grands centres urbains qu’ils [connaissent] du monde. […] Ma responsabilité […], c’est de [leur] vendre la belle région de Prescott et Russell. […] La vie rurale, ça vaut la peine, ajoute Appollos Gustanar.

La Ville de Hawkesbury, choisie par Ottawa plus tôt cet été pour devenir communauté francophone accueillante, entend bien mettre les bouchées doubles pour se rendre attrayante auprès de cette main-d’œuvre immigrante qualifiée.

Certains défis devront toutefois être relevés à court et moyen terme, avertit la mairesse de l’endroit, Paula Assaly.

La pénurie de logements qui sévit dans la région en est un.

La mairesse en entrevue.

Paula Assaly, mairesse de Hawkesbury

Photo : Radio-Canada

Nous avons très peu de logements qui sont disponibles ici à Hawkesbury. […] On aura [un] colloque vers la mi-septembre pour rencontrer les gens en construction […] qui sont des développeurs, […] qui ont des terrains de libres pour [les] encourager à construire différente sorte de logements, indique Paula Assaly.

De son côté, la réflexion de Pascale Casséus, aventurière dans l’âme, est bien entamée.

L’idée de déposer ses valises dans une communauté rurale est loin de lui déplaire.

J’étais à Montréal. Je suis allée à Ottawa. À un moment donné, je voulais même déménager à Sudbury. Tout ça pour dire. Il n’y a pas grand-chose qui me fait peur, conclut-elle.

Ottawa-Gatineau

Immigration