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Une meilleure protection pour des espèces menacées d’extinction

Une girafe, un éléphant, un zèbre et d'autres animaux marchent dans la savane.

Des mesures de protection renforcées pour protéger des espèces menacées contre le commerce font l'objet de débats en Suisse.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des responsables politiques et des experts de la conservation, réunis pour un sommet en Suisse, se sont entendus sur des mesures renforcées pour protéger les girafes et les éléphants contre le commerce international, quelques mois après la publication d’un rapport alarmant sur l’état des espèces.

Jusqu’à un million d'espèces végétales et animales sont menacées d'extinction et le rythme s'accélère, ont prévenu les Nations unies en mai.

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), qui rassemble des milliers de délégués venus de plus de 180 pays, s’est ouverte, samedi, sur cette mise en garde.

Au total, 56 propositions visant à modifier le degré de protection accordé aux animaux et aux plantes sauvages seront débattues d’ici le 28 août.

Qu’est-ce que la CITES?

Créée il y a plus de 40 ans, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction fixe les règles du commerce international de plus de 35 000 espèces de faune et de flore sauvages et dispose d'un mécanisme qui lui permet d'imposer des sanctions aux pays qui ne respectent pas ces règles.

Deux girafes adultes et un girafon.

Les girafes feront l'objet d'une protection accrue une fois les mesures adoptées.

Photo : Getty Images / Tony Karumba

Déjà, les délégués se sont entendus pour réguler le commerce international des girafes, afin de protéger ce grand mammifère menacé d'une « extinction silencieuse ».

Le nombre de girafes d'Afrique a diminué d’environ 40 % en 30 ans. On compte aujourd'hui moins de 100 000 animaux, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Dorénavant, le commerce de peau, de cornes, de sabots et d'os de girafes serait considéré comme une menace pour la survie de l'espèce.

La mesure a été applaudie par les environnementalistes.

Accorder cette protection aux girafes représente une bouée de sauvetage vitale pour cette espèce majestueuse, qui était en train de s'éteindre tout doucement depuis des années.

Adam Peyman, de la Humane Society International

Tous les délégués ne s’entendaient toutefois pas sur la menace réelle qui pèse sur les girafes, certains soulignant que la perte de leur habitat en raison des activités humaines demeure plus préoccupante que le commerce.

Et les trophées de chasse?

L’entente conclue pour la préservation des girafes comprend aussi une mesure visant à contrôler davantage le commerce légal d'articles qui en proviennent, dont les trophées rapportés par des chasseurs.

Des organisations de défense de la nature et des députés européens réclament plutôt que ces trophées soient dorénavant interdits pour tous les animaux en danger.

La chasse aux trophées, qui a un caractère récréatif et qui est considérée comme « non commerciale », échappe présentement aux interdictions de la CITES. La question ne figure toutefois pas à l'ordre du jour de la conférence.

Un grand nombre d'espèces sont pourtant convoitées par les chasseurs, dont les éléphants, les rhinocéros noirs et blancs, les crocodiles, les perroquets gris et les guépards.

Les États-Unis sont les plus gros importateurs de trophées de chasse, suivis par la Chine.

Les zoos ne pourront plus acheter d’éléphants

Quatre éléphants marchent dans un parc national du Kenya, aux côtés de deux petits oiseaux blancs.

Les zoos ne pourront bientôt plus acheter d'éléphants.

Photo : Reuters / Thomas Mukoya

Entre-temps, les délégués réunis à Genève ont aussi conclu une entente pour interdire la vente d’éléphants sauvages à des zoos.

Les pays de l'Afrique de l'Ouest, du Centre et de l'Est interdisent déjà d’envoyer ces pachydermes dans des zoos, contrairement à l'Afrique australe, où ils sont moins menacés.

Plus de 100 bébés éléphants ont été vendus à des zoos chinois par le Zimbabwe depuis 2012, selon la Humane Society International.

Ce serait dorénavant interdit. La vente d’éléphants se limiterait donc uniquement au maintien de ces animaux dans leur environnement naturel, dans des réserves notamment.

Cette décision va sauver un nombre important d'éléphants arrachés à leurs familles dans la nature et contraints de passer leurs vies emprisonnés dans des zoos dans des conditions médiocres.

Iris Ho, de la Humane Society International

Les écologistes ont qualifié la mesure de « victoire historique ».

Toutes les propositions approuvées en débat, autant celles sur les girafes que les éléphants, devront toutefois être confirmées en séance plénière lors de la réunion de clôture de la conférence CITES, le 28 août, avant d’entrer officiellement en vigueur.

Avec les informations de Agence France-Presse

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