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Fuites de pétrole à Terre-Neuve : les efforts de récupération n'ont jamais été fructueux

La plateforme Hibernia.

La plateforme pétrolière Hibernia, au large de Terre-Neuve

Photo : CBC

Patrick Butler

Aucune goutte de pétrole déversée n’avait jamais été récupérée des eaux au large de Terre-Neuve avant le mois dernier, selon l’agence indépendante qui réglemente l’industrie de pétrole extracôtier de la province.

D'après l’Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers (OCTNLHE), les plus de 770 000 litres d’hydrocarbures qui se sont déversés dans l’océan entre 1997 et le 17 juillet 2019, date de la première des deux fuites de pétrole survenues à la plateforme Hibernia cet été, n'ont pu être récupérés.

Les conditions dans la zone extracôtière Canada-Terre-Neuve-et-Labrador n’étaient pas favorables aux efforts pour récupérer le pétrole de manière efficace avant le 17 juillet 2019.

Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers

Même les 250 000 litres de pétrole perdus lors du déversement survenu l'automne dernier à la plateforme flottante SeaRose se sont entièrement dissipés en mer. Il s'agissait du plus important déversement de l'histoire de la province.

L’OCTNLHE avait indiqué plus tôt jeudi qu’environ 10 % des hydrocarbures échappés étaient récupérés, en moyenne, à la suite d’un déversement au large de Terre-Neuve.

Mais elle a par la suite précisé que cette estimation ne vaut que pour les conditions favorables.

Combien de pétrole récupéré après les déversements à Hibernia?

L’OCTNLHE et la Société d’exploitation et de développement d’Hibernia (SEDH) déclarent qu’il est toujours impossible de dire combien de litres de pétrole ont été retirés de la mer à la suite des deux déversements survenus à la plateforme Hibernia cet été.

La quantité de pétrole récupéré par la SEDH [en juillet et en août] n’a pas encore été déterminée, parce que le mélange d’eau et de pétrole est en cours de traitement et de transvasement.

Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers

Lors du dernier déversement, samedi dernier, 2200 litres d’un mélange d’eau et de pétrole se sont déversés de la plateforme Hibernia.

La SEDH, le consortium de compagnies pétrolières exploitant la plateforme Hibernia, a annoncé mardi la démobilisation des écrémeurs et des estacades qui tentaient de récupérer ces hydrocarbures.

Le consortium a indiqué que la surveillance du secteur allait continuer, mais que la nappe de pétrole avait complètement disparu.

Il explique que la disparition de la nappe s’explique par la dispersion naturelle, mais aussi par les efforts de collecte et de dispersion mécaniques réalisés.

L’OCTNLHE et la SEDH n’ont jusqu'à maintenant diffusé aucune image du déversement. L’OCTNLHE avait pourtant rendu publique une photo de la nappe de pétrole qui s'était formée en mer après la fuite du mois dernier.

Deux nappes de pétrole sur la surface de l'océan, observées d'un avion.

Une photo de la nappe d'hydrocarbures qui s'est formée en mer le 17 juillet dernier.

Photo : Garde côtière canadienne

À cause de la grande distance entre les plateformes comme Hibernia et l'île de Terre-Neuve, la majeure partie de l’information communiquée au public après un déversement provient des compagnies qui exploitent les plateformes.

Terre-Neuve-et-Labrador

Industrie pétrolière