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Pékin sermonne Ottawa au sujet de la dégradation de leurs relations

Xi Jinping regarde Justin Trudeau très sérieusement.

Les gouvernements du premier ministre Justin Trudeau et du président Xi Jinping sont à couteaux tirés.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Les relations entre la Chine et le Canada sont tendues et Ottawa en est entièrement responsable, selon Pékin. Le gouvernement chinois a répondu vigoureusement jeudi au discours du premier ministre Trudeau, qui vantait la veille devant le Conseil des relations internationales de Montréal son bilan en politique étrangère.

Évoquant les relations avec la Chine, Justin Trudeau a averti qu'Ottawa refusait de « céder » à Pékin.

Nous défendrons toujours les Canadiens et les intérêts canadiens [...]. Nous n'escaladons pas, mais nous ne reculons pas non plus, a dit M. Trudeau.

La réponse de Pékin n’a pas tardé.

La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, portant tuque et châle en compagnie d'un agent de sécurité à Vancouver, le 12 décembre 2018.

La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, a été arrêtée par les autorités canadiennes à Vancouver le 1er décembre.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères est allé au cœur des tensions qui minent les relations sino-canadiennes, soit l’affaire du géant chinois des télécoms Huawei. Sa directrice, Meng Wanzhou a été arrêtée à Vancouver en décembre à la demande des États-Unis, qui réclament son extradition.

Nous exhortons la partie canadienne à réfléchir à ses erreurs, à prendre au sérieux [...] les préoccupations de la Chine et à libérer immédiatement Meng Wanzhou afin qu'elle puisse rentrer en Chine en toute sécurité.

Geng Shung, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères

Pékin reproche également une multiplication de déclarations de la part de représentants du gouvernement du Canada, notamment sur Hong Kong, l'ex-colonie britannique secouée par un important mouvement de contestation.

Un manifestant est sur le point de recevoir un coup de matraque sur fond de gaz lacrymogènes.

Interpellation musclée lors des manifestations du lundi 5 août à Hong Kong

Photo : Getty Images / Anthony Kwan

Mercredi, le premier ministre Trudeau disait suivre de près la situation à Hong Kong.

Aux côtés de nos partenaires internationaux, nous avons insisté sur la nécessité de faire preuve de retenue et de rejet de la violence, a-t-il ajouté.

C’est une question interne, a rappelé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Aucun pays, organisation ou individu ne devrait s'en mêler, a poursuivi Geng Shung.

Le Canada n'a pas le droit ni la compétence de faire des déclarations irresponsables au sujet de Hong Kong.

Geng Shung, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères

Pékin demande à Ottawa de cesser de pointer du doigt et de faire des remarques irresponsables sur la question de Hong Kong et de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.

Dimanche, le gouvernement chinois accusait la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine après sa déclaration condamnant les violences à Hong Kong.

Depuis l'arrestation de Mme Meng, les autorités chinoises ont arrêté l'ex-diplomate canadien Michael Kovrig et le consultant Michael Spavor, qu'elles soupçonnent d'espionnage.

Le Canada dénonce des arrestations arbitraires et exige la libération de ses ressortissants.

Avec les informations de Agence France-Presse

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