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Québec reçoit 135 millions d'Ottawa pour favoriser l'emploi des jeunes

Une jeune femme rempli un formulaire. Un mur rempli d'offre d'emploi à droite.

Depuis deux ans, le Carrefour jeunesse-emploi de Papineau est inondé de demandes d'employeurs.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Québec recevra 135 millions de dollars, sur cinq ans, de la part d’Ottawa pour faciliter l’intégration des jeunes au marché du travail.

En conférence de presse, Jean Boulet, ministre québécois du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, a qualifié l'annonce d'historique, soulignant qu'elle reconnaît officiellement la compétence du Québec en matière de formation de la main-d'oeuvre.

Cela permettra aussi d'éviter les dédoublements, a ajouté M. Boulet.

La Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ), qui a été mise sur pied par le gouvernement fédéral en 1997, a pour but d’aider les jeunes à développer leurs compétences et à acquérir de l’expérience de travail afin de favoriser leur intégration. Ce qui a été annoncé aujourd’hui, c’est le volet régional qui est transféré au Québec.

Dans le cadre de ce programme, la province recevra 135 millions de dollars entre 2020 et 2025. Ces sommes viendront s'ajouter aux 200 millions de dollars déjà prévus par le gouvernement Legault pour stimuler l'emploi des jeunes.

Il y a actuellement au Québec 120 000 jeunes qui ne sont ni en emploi, ni aux études, ni en formation, a souligné Jean Boulet. Il a mentionné qu'une meilleure intégration des jeunes au marché du travail permettrait de pourvoir une bonne partie des 116 000 postes vacants au Québec.

Le Québec représente une grande partie (27 %) des emplois vacants au Canada, a souligné Jean-Yves Duclos, ministre canadien de la Famille, des Enfants et du Développement social.

Le Québec, 1er de classe

Au Québec, le taux de chômage chez les 15-24 ans était de 8 % en juillet 2019 (contre 9,9 % il y a un an). La moyenne canadienne est de 11,4 % dans cette catégorie d’âge.

Ces bons résultats placent désormais le Québec au 1er rang, alors qu’il y a 10 ans, la province ne figurait qu’en milieu de peloton.

Trop de nos jeunes font face à des barrières, a estimé le ministre Duclos, qui croit que la solution passe par une plus grande participation de cette population au marché de l'emploi.

C'est pour cela que la Stratégie emploi et compétences jeunesse, qui s’inspire de l’ancienne Stratégie emploi jeunesse, a été bonifiée à la suite des recommandations du groupe d’experts sur l’emploi chez les jeunes (Nouvelle fenêtre).

Ces derniers conseillaient notamment aux décideurs d'opter pour une offre de services plus souple, pour des critères d’admissibilité élargis ainsi que pour un plus grand soutien aux jeunes qui font face à des obstacles à l’emploi.

Environ 20 000 jeunes Québécois pourraient bénéficier de la SECJ à partir d’avril 2020. Son financement annuel précis variera d’année en année selon des critères comme la population et le taux de chômage des jeunes dans chaque province.

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