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De nouveaux gouffres risquent d’apparaître dans la région d’Oxford

Un grand trou rempli d'eau occupe une partie du terrain récréatif.

La doline qui a entraîné la fermeture des installations du Club Lions à Oxford s'est subitement formée durant l'été 2018.

Photo : CBC/Paul Palmeter

Radio-Canada

Les installations communautaires du Club Lions à Oxford, en Nouvelle-Écosse, demeurent fermées en raison du risque que de nouveaux gouffres se forment dans les environs.

Des tests géologiques menés dans la propriété révèlent un risque important d’apparition de dolines, des trous dans le sol formés par l’action souterraine de l’eau en région calcaire.

Un secteur particulièrement préoccupant se trouve à environ 10 mètres de la rue Main. Des données qui seront bientôt publiées démontrent l’existence d’un réseau de dolines dans la région.

Dame Nature de donne aucun avertissement pour ce qui va se produire et c’est un défi, souligne l’agente principale de l’administration municipale d’Oxford, Rachel Jones.

La doline près du Club Lions s’est formée subitement en août 2018. Elle a englouti des arbres et des tables de pique-nique. Le trou s’est progressivement rempli d’eau salée. Sa taille est approximativement équivalente à celle d’une piscine olympique.

L’organisation des Lions espère une solution qui lui permettra de rouvrir ses installations à Oxford, affirme le porte-parole Robert Moores. Tous les membres du club se demandent s’ils pourront trouver un autre endroit où offrir leurs services à la communauté, ajoute-t-il.

Le sol se compose notamment de gypse, de sel, de gravier et de grès. Les eaux souterraines peuvent éroder ces matières et créer des cavités.

Il est possible que plusieurs cavernes se trouvent dans le sous-sol, indique Robert Moores. Il est trop risqué de laisser les gens utiliser les installations du club.

Les conclusions de l’étude réduisent à néant la possibilité de remplir la doline actuelle. Les géologues estiment qu’elle est profonde de 15 à 20 mètres et qu’il faudrait de 14 000 à 19 000 mètres cubes de matériaux pour la remplir.

Les prochaines étapes

Le Club Lions essaie de déterminer ce qu’il va faire de son bâtiment, ajoute Robert Moores.

On envisage diverses possibilités, dont celle de mettre à vendre ce qui peut être récupéré, comme les fenêtres et les systèmes de chauffage et de climatisation, ou de déménager l‘édifice.

Les coûts de ces solutions possibles ne sont pas encore déterminés, mais le Club Lions estime que la construction d’un nouveau centre coûterait environ 500 000 $.

Surveillance des lieux

La possibilité de nouvelles dolines à quelques mètres de la rue Main est inquiétante, mais les autorités municipales savent ainsi où surveiller l’état du sol, explique Rachel Jones.

Un morceau de terre tombe dans le gouffre rempli d'eau.

L'affaissement du rebord de la doline le 27 août 2018

Photo : CBC/David Laughlin

Des égouts, des conduites d’eau et des fils électriques se trouvent à cet endroit. Il était utile de connaître les risques pour ces infrastructures publiques, dit-elle.

Les activités de surveillance peuvent s’exercer sur le sol ou du haut des airs avec des drones.

Des conséquences pour la Transcanadienne?

Les autorités provinciales vont bientôt rendre publiques des données qui démontrent l’existence d’un réseau de dolines qui commence à Oxford, qui passe sous la Transcanadienne et qui aboutit dans un autre secteur d’Oxford, selon Mme Jones.

Elle souhaite un examen plus approfondi d’un affaissement de terrain près d’une voie de sortie de la Transcanadienne non loin d’Oxford.

La Municipalité veut que le ministère provincial des Transports participe à un relevé géologique, ajoute Mme Jones. Oxford pourrait fournir l’équipement et la main-d’oeuvre tandis que les autorités provinciales pourraient se charger des tests, explique-t-elle.

L’apparition d’une doline près de la Transcanadienne pourrait nuire à la circulation routière entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, conclut Rachel Jones.

Avec les renseignements de Jack Julian, de CBC

Nouvelle-Écosse

Géologie