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Pompeo promet le soutien des États-Unis pour la libération de Kovrig et Spavor

Le reportage de Philippe-Vincent Foisy

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Delphine Jung

De passage à Ottawa, le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, s'est adressé aux médias en compagnie de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, après une matinée de discussions avec le premier ministre Justin Trudeau. Le cas des deux Canadiens détenus par Pékin, l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) et la situation à Hong Kong ont été abordés.

M. Pompeo a réitéré son appui au Canada afin d'obtenir la libération de Michael Kovrig et Michael Spavor, détenus en Chine suite à l'arrestation, à Vancouver, de la dirigeante de la compagnie chinoise Huawei Meng Wanzhou.

Nous appuyons le Canada face aux détentions inacceptables des deux Canadiens en Chine. Ces détentions sont illégales. Nous en parlons le plus possible avec la Chine et nous continuerons de le faire tant qu’ils ne seront pas de retour auprès de leurs familles.

Mike Pompeo, secrétaire d'État américain

Un engagement qu’a souligné Mme Freeland, en ajoutant qu’elle était « fière » de Michael Kovrig et Michael Spavor, « deux hommes courageux ».

Le secrétaire d’État américain a également rappelé qu’il ne fallait pas lier le cas des deux hommes avec la question de l’extradition de Mme Meng. La Chine voudrait qu’on traite ces deux sujets de cette manière, mais [ces deux dossiers] ne sont pas équivalents. C’est une démarche judiciaire et pas un marchandage, a-t-il précisé.

Plus tôt dans la journée, le secrétaire d’État américain avait rencontré le premier ministre Justin Trudeau. Il l'avait alors déjà assuré de son soutien par rapport aux deux Canadiens retenus prisonniers par la Chine.

Les deux hommes se serrent la main en souriant.

Mike Pompeo et Justin Trudeau devaient notamment discuter de la crise à Hong Kong et des tensions avec les autorités chinoises.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La situation à Hong Kong a également fait partie des discussions entre le Canada et les États-Unis. Samedi dernier, Mme Freeland avait condamné la violence dans le territoire indépendant où les tensions s’enveniment entre les partisans de la démocratie et les forces policières.

ll y a 300 000 Canadiens à Hong Kong et c’est naturel de faire attention à ce qui se passe là-bas, a dit la ministre en rappelant que sa déclaration de la semaine passée était une affirmation conjointe avec l’Union européenne.

Les relations commerciales ont par ailleurs fait l'objet de discussions bilatérales. En effet, la nouvelle mouture de l’ALENA n’a pas encore été ratifiée par Ottawa, ou par Washington. Les deux diplomates en chef ont rappelé que cet accord représentait une aubaine pour la prospérité des deux pays.

Les drapeaux des États-Unis, du Mexique et du Canada, placés côte à côte.

À date, seul le Mexique a donné son feu vert à l’ACEUM.

Photo : AFP

Le Canada est le premier marché pour 30 États américains. Nous avons beaucoup à gagner et beaucoup à perdre si l'on échoue, a martelé M. Pompeo.

De son côté, Mme Freeland s’est félicitée de la suspension des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium en mai dernier. Un an auparavant, Les États-Unis avaient imposé des tarifs douaniers de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur les importations d’aluminium en provenance du Canada entre autres.

La question du Venezuela a également été abordée. La ministre canadienne a d’ailleurs profité de la conférence de presse pour rappeler qu’elle allait se rendre à Cuba pour rencontrer son homologue et discuter entre autres de la situation au Venezuela.

Elle a répété que le Canada avait reconnu Juan Gaido comme président et que Nicolas Maduro et son régime « n’ont pas de légitimité ». M. Pompeo a abondé dans le même sens en disant qu’il n’y aurait pas d’élections libres tant que Maduro serait dans le paysage.

Le cas de la Russie

À l’approche de la réunion du G7 qui se déroulera samedi à Biarritz, en France, Mme Freeland est revenue sur l’expulsion de la Russie de ce groupe.

Comme l'a mentionné la ministre, la Russie a violé les lois internationales en envahissant et en annexant la Crimée, tout en continuant de mener la guerre dans le Donbass (est de l'Ukraine). Il s'agit de la première annexion d’un territoire en Europe de la part d’un pays européen depuis la Deuxième Guerre mondiale, a-t-elle rappelé.

Les violations du droit international par la Russie, c’est quelque chose qu’on ne peut pas accepter. Et c’est pour cela que la Russie a été expulsée du G7.

Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères

La ministre rappelle que Moscou doit avant tout être en règle par rapport aux valeurs que nous partageons, comme la démocratie.

La façon pour la Russie de montrer qu’elle souhaite revenir, c’est de quitter la Crimée et de mettre fin au conflit du Donbass, a-t-elle ajouté.

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