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Une anesthésiologiste de Victoria récompensée par un prix humanitaire canadien

Les trois médecins posent devant une carte du monde dans le couloir d'un établissement de santé.

De gauche à droite : le Dr Cheik Bougouma, la Dre Enright et la Dre Bertille Ki au Burkina Faso.

Photo : Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada

Adrien Blanc

La Dre Angela Enright, de Victoria, a reçu le prix Teasdale-Corti de l’action humanitaire du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada pour sa contribution à l’avancée de l’anesthésiologie dans les pays en développement.

Angela Enright a notamment participé à l’établissement d’un partenariat de formation entre le Canada et le Rwanda. Quand je suis allée au Rwanda en 2004, il y avait seulement un anesthésiologiste pour 9 millions d’habitants, se souvient-elle.

Les anesthésies étaient généralement pratiquées par des personnes qui venaient de terminer leurs études secondaires, mais qui n’étaient pas médecins.

La Dre Enright a donné de nombreuses formations. Elle est fière d’annoncer qu’aujourd’hui un de ses premiers étudiants dirige une unité de soins intensifs et qu'un autre dirige un service d’anesthésie.

Selon le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, le Rwanda compte désormais 18 anesthésiologistes.

De plus, quand elle était présidente de la Fédération mondiale des sociétés d'anesthésiologistes, Angela Enright a participé à la conception d’un oxymètre de pouls à bas coût, la Lifebox, pour les pays en développement.

La docteure Angela Enright tient l'appareil d'une main et a placé la pince qui permet de capter le taux d'oxygène sur son index.

Depuis 2011, l'ONG Lifebox dit avoir distribué 20 000 oxymètres de pouls comme celui-ci dans une centaine de pays.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

L’appareil mesure le taux d’oxygène dans le sang grâce à une pince fixée au doigt du patient. Il fonctionne avec des piles et émet un son différent quand le patient est en hypoxie, un indicateur vital en situation d’anesthésie.

Bousculer les habitudes

Le Collège royal tenait aussi à récompenser la contribution d’Angela Enright à la rédaction de la liste de contrôle de la sécurité chirurgicale de l’Organisation mondiale de la santé.

La Dre Enright dit qu’un de ses défis a été de faire accepter la liste de contrôle dans les salles d’opération chirurgicale : Ce n’est pas facile, car tout le monde ne veut pas changer ses habitudes, mais, finalement, quand [les spécialistes] comprennent que la liste de contrôle est importante, il est possible pour eux de changer.

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