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De la mérule pleureuse qui n’en serait pas à Causapscal

Une croissance fongique est notée sur les murs du vide sanitaire.

Exemple d'une croissance fongique sur les murs d'un vide sanitaire. (archives)

Photo : Enviro-Option

Radio-Canada

Selon un rapport commandé par la municipalité de Causapscal, l’immeuble de quatre logements soupçonné d’être contaminé à la mérule pleureuse serait rongé par un autre champignon.

Le maire de la municipalité, André Fournier, rapporte que c’est un champignon qui s’attaque exclusivement au bois, comme la mérule, mais qui est sans danger pour la santé. On parle souvent de mérule pleureuse, mais il y a des cousins à la mérule pleureuse. Je n’ai pas l’information précise sur le nom du champignon, mais on pourrait dire que c’est un proche parent.

Les locataires de l’immeuble ont été informés des résultats du rapport.

La contamination reste circonscrite au bâtiment et aucun édifice voisin n’a été touché. Notre responsabilité, comme municipalité, précise le maire, est de s’assurer de la sécurité des usagers. C’est ce que le rapport vient nous confirmer. Mais si jamais il y avait une problématique qui sortait en dehors de cette maison, on aurait une autre responsabilité, mais pour le moment, ce n’est pas le cas, on n’est pas là.

Le maire Fournier ajoute qu’il est possible de traiter l’édifice contre ce champignon et de le réparer.

Nouveau propriétaire

La contamination de l’immeuble avait été découverte en 2017 à l’occasion de la visite d’un acheteur qui songeait à acquérir la bâtisse. La transaction n’a jamais été conclue et les réparations n’ont pas été effectuées.

Le bâtiment a finalement été vendu à l’enchère pour taxes impayées en juin dernier.

Causapscal

Causapscal

Photo : Radio-Canada / Geneviève Génier Carrier

Toutefois, selon la loi, le nouvel acquéreur ne pourra pas en prendre possession avant un an puisque l’ancien propriétaire pourrait revenir et payer ses taxes, explique le maire de Causapscal. On est actuellement dans une période de transit. Si d’ici un an, il [NDLR L’ancien propriétaire] n’a pas réglé ses choses, la personne qui en a fait l’acquisition en devient le légitime propriétaire. Ce sera à ce nouveau propriétaire, en juin 2020, à voir à éventuellement réparer la maison. Il n’a pas de danger pour la santé, mais il y a du danger pour la maison, il a intérêt à la réparer.

La Municipalité entend maintenant faire le suivi du dossier quand la propriété du bâtiment sera officialisée.

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