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Plus de 200 postes d'éducateurs vacants à quelques jours de la rentrée

Une classe dans une école primaire

Une classe dans une école primaire

Photo : Radio-Canada

Marie Maude Pontbriand

Alors que les élèves s'apprêtent à retourner en classe, les commissions scolaires peinent à recruter tout le personnel nécessaire. Les services de garde des écoles sont les plus touchés.

La Commission scolaire de la Capitale est toujours à la recherche d'une centaine d'éducateurs en services de garde. Elle tient d'ailleurs des journées de recrutement dans ces locaux jeudi et samedi dans l’espoir de recruter le personnel manquant avant l’arrivée des élèves prévue le 30 août.

La Commission scolaire des Découvreurs est quant à elle à la recherche d'une trentaine d'éducateurs en garderie à temps plein et d'une dizaine à temps partiel.

Son président, Alain Fortier, se fait rassurant malgré tout. Les parents n’ont pas à s’inquiéter, dit-il, leurs enfants seront entre de bonnes mains dès jeudi prochain, jour de la rentrée.

On va trouver des stratégies pour s’assurer que le service est bien rendu et que l’enfant a un séjour sécuritaire et agréable chez nous.

Alain Fortier, président de la Commission scolaire des Découvreurs

Le nombre d’enfants par groupe pourrait toutefois augmenter, prévient-il.

Du côté de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, on explique que c’est surtout la forte augmentation de la clientèle des dernières années qui complique le recrutement des employés, particulièrement dans les services de garde.

La semaine dernière, il nous restait 135 postes à combler, cette semaine, on en est à 67, souligne Martine Chouinard, secrétaire générale. La commission scolaire embauche plus de 700 personnes dans ses différents services de garde.

Ce sont les horaires coupés qui déplaisent, affirme Mme Chouinard. Le département des ressources humaines a d’ailleurs formé un comité qui se penche sur la question des difficultés de recrutement.

Outre les campagnes de recrutement, une école a même dû demander la contribution des parents pour régler le problème de manque de main-d'oeuvre. L’école Oasis a envoyé une lettre à 24 familles d'élèves de 6e année qui habitent à proximité de l'établissement pour leur demander si leurs enfants pouvaient retourner dîner à la maison.

Trouver des éducateurs qui acceptent de travailler sur l’heure du dîner n’est pas facile non plus sur la Rive-Sud. La Commission scolaire des Navigateurs accueillera ses élèves jeudi prochain pour la nouvelle année scolaire, mais une quinzaine de postes d’éducateurs sont toujours à pourvoir sur l’heure du midi.

Valoriser le métier

Le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost, réclame une rencontre avec le ministre de l'Éducation pour trouver des solutions à la pénurie de personnel dans les services de garde en milieu scolaire.

La solution passe selon lui par de meilleures conditions de travail.

On est en compétition avec le Tim Hortons qui offre moins au niveau du salaire, mais beaucoup plus en nombre d'heures.C'est épouvantable. Tant qu'on va mener l'éducation par le manque d'argent au lieu d'une volonté politique, on va avoir une pénurie, affirme Éric Pronovost.

La Fédération demande que les heures de travail des éducateurs soit bonifiées, en leur offrant des tâches comme l'aide aux enseignants dans la préparation ou encore de la surveillance durant les récréations.

Appel à la créativité

Le ministre de l'Éducation salue l'initiative de la Commission scolaire des Découvreurs, qui offre cet automne des horaires d'au moins 20 heures par semaine aux éducateurs afin d'attirer des candidats. Les éducateurs peuvent entre autres combler leurs heures en effectuant d'autres tâches comme des tâches administratives.

Jean-François Roberge invite les autres commissions scolaires à faire preuve de créativité pour trouver des solutions.

Je veux saluer le travail d'une commission scolaire qui a démontré de la souplesse administrative pour regrouper des heures. C'est un bon travail qu'ils ont fait. J'espère que les autres commissions scolaires vont s'en inspirer, affirme-t-il.

Recrutement réussi

Dans Portneuf, le recrutement est terminé, mais la pénurie de main-d'oeuvre se fait tout de même sentir, rapporte le directeur des ressources humaines à la Commission scolaire de Portneuf, Éric Bard.

Les enjeux de main-d'oeuvre sont quand même criants, plusieurs de nos corps d'emplois sont mis à rude épreuve, nos enseignants, nos éducatrices en services de garde sont des personnes grandement prisées actuellement, dit-il.

La commission scolaire a donc dû être proactive en organisant des journées carrières, en offrant des horaires plus attractifs, en facilitant la conciliation travail-famille et en organisant des activités de reconnaissance du personnel.

Les 75 postes réguliers en service de garde ont donc été pourvus ainsi que l'ensemble des besoins toutes catégories de personnel confondu.

On est quand même fiers et heureux d'y être arrivés, on est confiants que nos élèves auront l'ensemble des ressources nécessaires pour leurs apprentissages dès la rentrée scolaire.

Avec les informations de Marie-Claire Giffard

Québec

Éducation