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L’immigration comme solution au faible taux de fécondité au Canada

Nouveau-nés dans un centre de néonatalogie

Au Canada, le taux de fécondité est resté bien inférieur au taux de remplacement depuis les années 1970.

Photo : Getty Images

Radio-Canada

Une nouvelle étude de l'Université de Calgary indique que pour que la population active se maintienne au Canada, il faudra miser sur l'immigration.

L'étude menée par Ronald Kneebone est basée sur les taux de fécondité au Canada et aux États-Unis et couvre une période de près de 100 ans.

Le chercheur fait remarquer que les taux de fécondité ont beaucoup varié dans le temps en raison, entre autres, de l'évolution des conditions économiques et des normes sociales.

Dans les années 1950, les femmes avaient en moyenne quatre enfants alors qu'aujourd'hui cette moyenne est de 1.5, donne-t-il en exemple.

Le graphique montre le taux de fécondité au Canada et aux États-Unis pour chaque année de 1920 à 2018.

Le graphique montre le taux de fécondité au Canada et aux États-Unis pour chaque année de 1920 à 2018.

Photo : École des politiques publiques de l'Université de Calgary / Ronald Kneebone

Le taux de fécondité est bien en dessous du taux de remplacement depuis les années 1970. Le taux de remplacement étant défini comme le taux de fécondité requis pour que la population se maintienne.

Selon le chercheur, malgré l'amélioration de l'accès à l'aide familliale telles que les congés parentaux ou les prestations d'assurance-emploi élargies, le Canada a toujours la nécessité d'accroître sa population active.

Les données pour le Canada mettent en évidence la nécessité d'une forte immigration afin de maintenir et d'accroître la population, dit-il.

L'immigration répond aux défis économiques et démographiques actuels.

Ronald Kneebone, chercheur et économiste de l'Université de Calgary

À la suite de la chute spectaculaire des taux de fécondité depuis les années 1960, le gouvernement fédéral a introduit un certain nombre de réformes dans la politique d'immigration du milieu à la fin des années 1970.

Depuis le début des années 1990, le Canada accueillait entre 200 000 et 300 000 immigrants chaque année.

Pour permettre à la population canadienne de croître malgré son faible taux de fécondité, le gouvernement a récemment annoncé des objectifs annuels d'environ 340 000 nouveaux immigrants par an, environ 20 000 de plus que le nombre actuel de migrants entrant au Canada. 

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