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La réforme de l’éducation sexuelle « satisfaisante » pour le CEPEO

Édith Dumont répond aux questions d'un journaliste à l'extérieur d'un immeuble.

Édith Dumont, directrice de l’éducation au Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) est « satisfait » de la réforme du programme d’éducation sexuelle annoncée mercredi par le gouvernement de l’Ontario.

On se réjouit du fait que ça sorte avant la rentrée des élèves, a soutenu Édith Dumont, directrice de l’éducation au Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, en entrevue à Radio-Canada. On a déjà une équipe pédagogique qui est en mode analyse, a-t-elle dit.

On semble avoir capturé tous les sujets qui nous préoccupaient, comme la cybersécurité et la notion de consentement, en plus de nouveautés comme l’apprentissage des conséquences liées au cannabis et à la santé mentale, a soutenu Mme Dumont.

Je sens qu’on capture les enjeux auxquels font face nos étudiants.

Édith Dumont, directrice de l’éducation, Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario

Selon elle, la réforme permettra à tout le corps professoral de s’acquitter de ses responsabilités en ce qui a trait à l’éducation en santé physique et mentale.

Selon Mme Dumont, les deux semaines qui séparent cette annonce de la rentrée scolaire sont assez pour mettre en place les changements. Pour nous, ça va être d’offrir à nos enseignants, le plus rapidement possible, une mise à jour selon les besoins qui seront énoncés dans les écoles.

Le nouveau programme a été dévoilé à moins de deux semaines de la rentrée scolaire, touche les élèves de la 1re à la 8e année.

Pas que des heureux

L’annonce de jeudi n’a pas fait que des heureux dans l’est de la province. Hanna Kepka, responsable pour les relations avec le gouvernement à la Coalition campagne vie, est déçue de la refonte du programme d'éducation sexuelle. Selon elle, le gouvernement progressiste-conservateur n’a adopté que des changements cosmétiques au programme.

J’espérais que Doug Ford apporte un changement, mais finalement, ça n’a pas été le cas, a-t-elle dit. Le curriculum d’éducation sexuelle qu’on a maintenant est le même que celui qu’on avait avant.

Hanna Kepka répond aux questions d'un journaliste à l'extérieur.

Hanna Kepka est déçue de la refonte du programme d'éducation sexuelle.

Photo : Radio-Canada

Selon elle, l’idéologie du genre fait toujours partie du programme, ce qui veut dire que les sensibilités de la majorité des parents de l’Ontario n’ont pas été respectées et leurs voix n’ont pas été entendus. Pour Hanna Kepka, tout ce qui n’est pas scientifiquement correct n’a pas sa place dans le programme scolaire.

La sexologue spécialisée en éducation à la sexualité pour les enfants et les adolescents Amélie Sauvé n’est pas du même avis. Elle croit que le gouvernement Ford est revenu dans quelque chose de plus actuel que le programme de 1998.

Elle émet toutefois quelques réserves à savoir à quel stade de leur éducation certains enfants entendront parler de concepts tels que l’identité de genre et l’orientation. Certains de ces éléments sont abordés beaucoup plus rapidement dans sa pratique privée que ce que le gouvernement prescrit.

C’est vraiment quelque chose qu’on aborde au fur et à mesure de leur développement psychosexuel, comparativement au programme ontarien où certains de ces sujets seront abordés à partir de la 5e année, a précisé la sexologue.

Avec les informations de Jean-François Poudrier

Ottawa-Gatineau

Éducation