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Parc national d'Opémican : sa longue histoire en quelques lignes

Une photo d'archives montre la pointe d'Opémican dans les années 80.

Une vue aérienne d'Opémican en 1983

Photo : Société d'histoire du Témiscamingue

Tanya Neveu

Le parc national d'Opémican sera officiellement inauguré ce jeudi en présence de plusieurs dignitaires. Un nouveau parc, un nouvel attrait touristique pour l'Abitibi-Témiscamingue. Derrière ce site se cache cependant tout un pan de l'histoire du Témiscamingue, celui du flottage du bois.

En algonquin, Opémican signifie « Le long chemin suivi par les tribus indiennes ».

Ce sont d'ailleurs les Algonquins qui ont habité pour la première fois, la pointe Opémican. Elle recèle d'ailleurs des vestiges reliés à l'occupation autochtone.

L'histoire dans laquelle les visiteurs du parc national d'Opémican seront plongés remonte toutefois au XIXe siècle.

Une photo d'archives en noir et blanc montre un bateau à vapeur accosté dans les années 1910.

Le vapeur Meteor, au quai d'Opémican en 1910

Photo : Société d'histoire du Témiscamingue

L'exploitation des forêts au Témiscamingue débute vers 1830 et va s'intensifier pendant les deux dernières décennies du siècle, où débute la colonisation du territoire.

À cette époque, tout se met en place pour faire de la pointe Opémican un poste de relais pour le flottage du bois, le seul moyen d'expédier le bois vers les scieries et les industries du pays.

La formation d'un village

Dans les archives, on décrit la pointe Opémican comme un petit village qui comprend une auberge, deux magasins, trois étables et un bureau de poste. En 1883, Joseph Jodoin, dont l'auberge porte encore aujourd'hui le nom, contribue à la création de ces infrastructures. Les voyageurs et les premiers colons séjournent régulièrement à son auberge lors de leur passage dans le secteur.

Une photo d'archives en noir et blanc montre des bâtiments en bordure d'un lac.

Opémican en 1900, l'auberge Jodoin à droite

Photo : Société d'histoire du Témiscamingue

En 1888, un marchand du nom d'Alex Lumsden achète le site d'Opémican au coût de 700 $ pour y établir un camp de drave. Opémican devient alors le cœur de la navigation et du flottage du bois sur le lac Témiscamingue.

Le site est ensuite pris en charge, en 1904, par la Upper Ottawa Improvement Compagny Limited (ICO), une coopérative qui a pour mission de réguler le flottage du bois sur le lac Témiscamingue.

D'autres bâtiments font leur apparition, dont deux hangars à bois ainsi qu'un atelier de mécanique, de forge et de menuiserie. Des infrastructures devenues nécessaires aux besoins du relais.

Un vieux bâtiment en bordure d'un lac.

L'auberge Jodoin en 2019

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Préserver l'histoire

L'aventure du site d'Opémican dure ainsi presque 100 ans. Le site d'Opémican témoigne donc d'une étape importante dans l'histoire de l'industrie du bois au Québec, peut-on lire sur le site du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

À la fin des années 1970, c'est la fin des opérations de flottage. Les camions à remorque se chargent du transport des billes.

Quelques années plus tard, soit en 1983, le site est classé historique par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

Il comprend aujourd'hui 11 bâtiments relatant l'histoire du flottage du bois, dont quelques-uns ont été revampés.

Un vieux bâtiment dans un parc national.

L'atelier du forgeron fait partie des bâtiments mettant en valeur l'histoire du parc national d'Opémican.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Opémican représente un vaste territoire, situé en bordure du lac Témiscamingue. Il forme un lot d'une superficie de plus de 10 000 hectares.

Abitibi–Témiscamingue

Histoire