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Le rédacteur en chef de YWN redemande à présenter sa défense avant d'être condamné

On voit James Sears parler à la presse après son audience.

James Sears a été reconnu coupable d'incitation à la haine contre les femmes et les juifs.

Photo : Radio-Canada

Jean-Philippe Nadeau

À Toronto, le rédacteur en chef d'un magazine haineux doit en principe présenter ses arguments jeudi après-midi devant les tribunaux sur le fait qu'il n'aurait pas eu droit à une défense appropriée lors de son procès.

James Sears a été reconnu coupable en janvier d'incitation à la haine contre les femmes et les juifs pour ce qu'il a écrit dans son périodique Your Ward News, mais il a depuis renvoyé son avocat.

Le rédacteur en chef du magazine a obtenu gain de cause au printemps pour faire valoir ses arguments, en expliquant que son avocat avait été inefficace dans son travail.

Il lui reproche par exemple de ne pas avoir appelé à la barre les personnes qu'il lui avait suggérées pour le défendre lors du procès l'hiver dernier.

Le juge Richard Blouin de la Cour de justice de l'Ontario veut s'assurer que James Sears a eu droit à un procès juste et équitable avant de le rouvrir, de l'annuler ou de rejeter la requête du rédacteur en chef.

L'avocat de la défense, Dean Embry, a déjà fait savoir dans une déclaration sous serment qu'il n'avait rien à se reprocher.

Photo deux hommes en complet près d'ascenseurs dans un édifice

James Sears et LeRoy St. Germaine du journal « Your Ward News » à leur sortie du palais de justice, le 24 janvier.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

On s'attend donc à ce que James Sears se défende seul et qu'il explique les raisons pour lesquelles au moins deux témoins auraient dû témoigner en sa faveur.

Si le magistrat estime que les arguments du rédacteur en chef et les témoignages ne sont pas convaincants, il pourra confirmer le verdict de culpabilité et rendre sa sentence. 

La Couronne fait valoir que le rédacteur en chef a renvoyé son avocat bien après le verdict, et non durant le procès, et qu'il a eu en ce sens une défense en bonne et due forme.

On voit le couple Kinsella en train de s'adresser à la presse après l'audience sur la détermination de la peine de James Sears.

Le couple Kinsella, qui avait porté plainte auprès de la police au sujet du périodique, s'adresse à la presse après l'audience sur la détermination de la peine de James Sears.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Poulin

Elle avait par ailleurs accusé l'individu de 55 ans d'utiliser des mesures dilatoires à la dernière audience il y a trois semaines pour éviter sa condamnation.

Les procureurs avaient réclamé une peine d'un an de prison contre James Sears à la suite de l'audience sur la détermination de la peine. 

Le juge pourrait aussi rendre sa sentence concernant le coaccusé de M. Sears. L'éditeur du périodique, LeRoy St. Germaine, a lui aussi été reconnu coupable des mêmes accusations d'incitation à la haine au terme de leur procès conjoint.

La condamnation de l'homme de 74 ans a toutefois été elle aussi retardée, parce que son avocat a fait valoir lors de la dernière audience que son client serait disposé à choisir la voie de la médiation à laquelle les membres des Premières Nations et de la Nation Métis ont droit en vertu de la Charte. 

La publication du magazine Your Ward News, en papier ou en ligne, a été suspendue jusqu'à nouvel ordre.

Toronto

Crime haineux