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Premier rassemblement en province en soutien aux médias locaux

Plusieurs dizaines de personnes se rassemblent à Sherbrooke en soutien à la presse régionale.

Photo : Radio-Canada / Natacha Lavigne

Radio-Canada

Devant la crise qui secoue les médias écrits locaux, en raison des problèmes financiers du Groupe Capitales Médias (GCM), une mobilisation en guise de solidarité s’organise.

Pour une première fois en province, plus de 200 citoyens, gens de la presse, politiciens et gens d'affaires se sont rassemblés mercredi soir, au Siboire sur le boulevard Jacques-Cartier Sud, à Sherbrooke. 

Le tout s’est orchestré dans la foulée des difficultés éprouvées par le GCM. En moins de 48 heures, quelque 300 personnes avaient répondu à l’appel sur Facebook.

La Tribune a toujours fait partie de ma vie et je ne peux concevoir sa disparition, d’écrire Sylvie Bouffard, fidèle lectrice depuis des années. 

Je suis avec vous de tout coeur chers anciens collègues! Je pense à vous à distance vu mes vacances, mais longue vie à la presse locale!!, ajoute quant à elle Marie-Lou Béland.

La présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) Estrie, Marie-Ève Lacas, précise que le but n'était pas d'en faire une rencontre protocolaire, mais plutôt une occasion de se réunir.

D'ailleurs, devant ce succès, une rencontre similaire aura lieu à Chicoutimi jeudi, cette fois pour le journal Le Quotidien.

« Je soutiens mon journal »

La FPJQ a profité de l’occasion pour lancer une campagne publique intitulée : Je soutiens mon journal où elle demande notamment aux municipalités du Québec, aux gouvernements, aux institutions de même qu’aux associations de recommencer à publier leurs avis publics dans les journaux locaux. 

Un affichage délaissé par plusieurs au profit des publications en ligne.

La directrice générale de la FPJQ prend la parole, alors que sa collègue est à ses côtés et qu'un photographe capture des images

Catherine Lafrance, directrice générale de la FPJQ et Marie-Ève Lacas, journaliste et présidente de la FPJQ en Estrie.

Photo : Radio-Canada / Natacha Lavigne

Ce sont des revenus vraiment directs que les journaux peuvent utiliser pour, entre autres, payer leur main-d’oeuvre et continuer d’exister. C’est une étape qui peut paraître futile, mais ça peut faire la différence. Ce n’est pas un si gros montant dans les budgets des municipalités, mais pour les journaux c’est significatif, soutient Marie-Ève Lacas.

La Ville de Sherbrooke, qui consacrait auparavant 80 000 $ à ce type de publication, a diminué de moitié son budget. Même si la décision avait suscité la grogne des citoyens et que la FPJQ demande de revoir cette façon de faire, le maire Steve Lussier ne bronchera pas.

On a changé, on a restructuré notre façon de faire et ça va changer. On appuie autrement La Tribune et on va rester des partenaires importants, comme nous l’avons été ces 110 dernières années, de réitérer ce dernier.

Entre temps, toutes les options sont envisagées pour assurer la survie de ces quotidiens. Des acheteurs potentiels comme Quebecor se sont manifestés et des idées sont lancées comme l’idée de former une coopérative.

La FPJQ promet une campagne visible au cours des prochains mois.

Des autocollants seront notamment distribués aux citoyens qui s’abonneront au journal et aux entreprises qui achèteront des espaces publicitaires.

Estrie

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