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Les étudiants étrangers contribuent au dynamisme de la Station de recherche de l'UQAT

Une femme trie des bouts de foin sur un comptoir de laboratoire.

Hiba Benmohammed a quitté la France pour poursuivre ses études au Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

La majorité des bureaux de la Station de recherche en agroalimentaire de l'Abitibi-Témiscamingue sont présentement occupés par des étudiants étrangers. Qu'ils soient originaires de France, du Congo ou de la Tunisie, les étudiants sont attirés vers ce centre de l'UQAT à la fine pointe de la technologie pour leurs études de deuxième et troisième cycle.

Insaf Chida, 27 ans, effectue des tests en laboratoire. C'est ici et dans les champs qu'elle passe la majeure partie de son temps.

La Tunésienne a choisi la Station de recherche de Notre-Dame-du-Nord pour compléter son doctorat sur la restauration écologique.

C'est une science qui est en pleine émergence. Même au Québec, c'est un sujet qui est innovant, explique l'étudiante.

Une jeune femme pèse des éléments sur une balance dans un laboratoire.

Insaf Chida

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Elle a toutefois eu un choc culturel à son arrivée. On est dans un autre continent, c'est loin. Le contraste climatique qu'on ne peut pas oublier, c'est le grand choc, avoue-t-elle même si elle se dit conquise par la région.

Comme elle, Hiba Benmohamed a quitté la France pour passer les trois prochaines années au Témiscamingue. Ses études portent sur le stockage du carbone dans les prairies.

Elle aurait pu les effectuer dans une université en France. Elle a plutôt choisi de s'exiler.

Son expérience ici est concluante. Je me suis adaptée au niveau de vie ici. Je trouve ça différent. Je crois que ce serait difficile de retourner en France après avoir vécu ici, dit-elle en souriant.

Un apport majeur pour l'UQAT

Dans le grand immeuble de Notre-Dame-du-Nord, ils sont plus d'une dizaine d'étudiants étrangers à pousser des projets de recherche.

Leur présence est essentielle à la survie de la Station de recherche, croit le professeur-chercheur Vincent Poirier.

C'est un bassin de recrutement très important. Quand on a une subvention, on obtient des sous pour un projet de recherche. On ne peut pas compter uniquement sur les étudiants québécois même si on les aime bien, lance-t-il.

Le Station de recherche en agroalimentaire a la capacité physique et le désir d'accueillir un plus grand nombre d'étudiants étrangers. Le financement demeure toutefois un frein à cette volonté.

Abitibi–Témiscamingue

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