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Les organismes LGBTQ+ toujours sous-financés en Estrie

Des bannières et des drapeaux décorent le local où se tient une activité de Fière la fête.

Les organismes LGBTQ+ tiennent plusieurs activités dans le cadre de Fière la fête.

Photo : Radio-Canada / Laurent Ulrich

Radio-Canada

Alors que les activités de Fière la fête battent leur plein, les organismes communautaires estriens venant en aide à la communauté LGBTQ+ dénoncent le manque de financement récurrent des gouvernements.

Quatre organismes ont uni leurs voix mercredi matin pour demander plus d’argent aux gouvernements afin de mener à bien leur mission : le Groupe régional d’intervention sociale de l’Estrie (GRIS Estrie), le Groupe d’action trans de l’Université de Sherbrooke (GATUS), Intervention régionale et information sur le sida et les autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (IRIS Estrie) ainsi que Fierté Sherbrooke Pride.

Le GRIS Estrie est le seul organisme de la région à recevoir du financement récurrent. Le gouvernement du Québec octroie moins de 20 000 $ par année à l’organisme qui a pour mission de démystifier l’homosexualité, la pansexualité et la bisexualité dans les établissements scolaires et d’aider à l'intégration de ces personnes. Un montant nettement insuffisant, selon la seule employée de l’organisme, la coordonnatrice générale Rébecca Janson. L’organisme doit donc se tourner vers des campagnes de financement pour payer le salaire de son employé, le loyer de son local, le matériel promotionnel et tous les autres éléments nécessaires à son bon fonctionnement.

On est toujours avec ce stress constant de ne pas y arriver. De ne pas arriver à fermer l’année financière. La survie même de l’organisme est très fragile année après année.

Rébecca Janson, coordonnatrice générale GRIS Estrie

Certains organismes de la région reçoivent un financement du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, mais pour d’autres missions et non pas pour les interventions auprès de la communauté LGBTQ+. C’est le cas d’IRIS Estrie qui obtient une aide financière pour son volet de prévention du SIDA, mais rien pour son programme Caméléon qui vient en aide aux personnes trans. Selon les données d’IRIS Estrie, depuis une dizaine d’années, plus de 1700 interventions ont été faites auprès de personnes trans ou en questionnement.

Les ressources commencent à s’épuiser et on voit que le manque de financement récurrent, ça a un impact chez nos intervenants et nos bénévoles, note la directrice générale par intérim d’IRIS Estrie, Claudia Pâquet. Elle estime que son organisme aurait besoin de 500 000 $ par année pour offrir ses services aux diverses populations de l’Estrie.

Pour sa part, le GATUS n'a pas soumis de demande au PSOC, puisque le CIUSSS de l'Estrie-CHUS l'avait informé par courriel qu'un moratoire suspendait présentement la reconnaissance de nouveaux organismes admissibles à ce programme de financement. Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS affirme qu'il s'agit d'une erreur administrative et qu'aucun moratoire n'est en cours. Le GATUS pourra donc soumettre une demande de financement qui sera analysée à l'automne, en même temps que toutes les demandes d'aide d'organismes estriens.

Estrie

Communauté LGBTQ+