•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De la paille et du foin pour verdir des résidus miniers

Des agriculteurs nord-ontariens acheminent plus de 10 000 balles de paille à la minière Vale à Sudbury. 

Un homme serre une courroie pour maintenir des balles de paille en place sur un camion semi-remorque. Derrière lui, un tracteur se prépare à déposer une autre balle.

Alain Brouillette et son père, Rhéal, chargent des balles de paille récoltées à Nipissing Ouest afin de les livrer à la fonderie de Vale dans le Grand Sudbury

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégorie

Mathieu Grégoire

Des cultivateurs du Nord-Est de l’Ontario récoltent ces jours-ci leur foin et leur paille pour répondre à un important contrat d’approvisionnement avec la minière Vale. L’entreprise compte utiliser cette année plusieurs milliers de balles dans le cadre de la gestion de ses résidus à ses installations du Grand Sudbury, en Ontario.

Une centaine de cultivateurs de la région profitent ainsi des efforts de reverdissement de la minière en vendant leur foin de piètre qualité et leur paille. Vale s’en sert pour couvrir de vastes étendues de résidus près de sa fonderie. 

C’est une façon de contrôler la poussière, explique le spécialiste de l’assainissement et la désaffectation de sites chez Vale, Glen Watson. L’objectif ultime est surtout de transformer ces amas de roches en espaces verts. 

Un nuage de paille déchiquetée sort d'une machine tirée par un tracteur dans un champ.

La minière Vale étend de la paille sur ses résidus miniers dans le but de réhabiliter des espaces verts.

Photo : courtoisie : Vale

La minière utilise la paille des cultivateurs de la région depuis le début des années 90. Le premier contrat d'approvisionnement était comme un cadeau du ciel, se souvient Rhéal Brouillette, un agriculteur de Nipissing Ouest. 

Avant ça, le monde allait mener le foin sur les rochers quand il n’était pas bon. Tandis que là, ça a créé un marché pour ça.

Rhéal Brouillette, membre fondateur de la West Nipissing, Sudbury East and Parry Sound Haw Association
Un homme pose près d'un camion chargé paille.

Rhéal Brouillette fait la tournée des fermes de la région pour ramasser des milliers de balles de paille.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégorie

Les premiers contrats auront aussi permis d’établir la valeur d’une balle de foin impropre à la consommation animale ou d’une balle de paille, selon M. Brouillette. Le prix payé par la mine est devenu le prix de base du marché. Les cultivateurs qui vendaient leur foin à d’autres gens se servaient de ce prix de base, précise-t-il. 

L’association des producteurs de foin des régions de Nipissing Ouest, Sudbury Est et Parry Sound gère la collecte et la livraison des balles de paille et de foin vers la minière au nom de ses membres. 

Depuis les débuts, Vale achète en moyenne de 10 000 à 15 000 balles par année. Entre 2012 et 2014, les commandes ont même grimpé à 23 000 balles. 

Un camion semi-remorque chargé de balles de foin se prépare à quitter un champs.

Plus de 200 voyages de camion comme celui-ci sont nécessaires chaque année pour répondre à la demande de Vale. Une cargaison représente 48 balles de paille ou de foin de mauvaise qualité. Trigon Farms assure les livraisons à la demande de l'association des cultivateurs de foin des régions de Nipissing Ouest, Sudbury Est et Parry Sound.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégorie

Depuis les 5 dernières années, ça se tient entre 15 000 à 18 000 balles par année. Ce qui donne un [revenu] d’un demi-million à trois quarts de million $ par année.

Rhéal Brouillette, membre fondateur de la West Nipissing, Sudbury East and Parry Sound Hay Association

Glen Watson indique que Vale prévoit maintenir ses contrats d'approvisionnement en foin et en paille pendant encore longtemps. La minière a développé une expertise en réhabilitation des sols qui sème l'intérêt dans l'industrie. « Des entreprises minières du monde entier s'inspirent de nos méthodes de contrôle de la poussière », se félicite M. Watson.

Protection des écosystèmes

Environnement