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Un regroupement pour le site archéologique Cartier-Roberval voit le jour à Québec

Deux archéologues procèdent au nettoyage d'un carré de fouilles du site Cartier-Roberval à Québec.

Des archéologues remettent en état le site de fouilles archéologiques de Cartier-Roberval, à Québec.

Photo : Radio-Canada / Eric Carreau

Radio-Canada

Un trio d'archéologues vient de lancer le Regroupement pour le site archéologique Cartier-Roberval. Il souhaite convaincre le gouvernement de la nécessité de poursuivre les fouilles à l'emplacement où Jacques Cartier a établi la première colonie française, et amasser des fonds pour le faire.

Richard Fiset, Carl Lavoie et Gilles Samson sont les fondateurs de ce regroupement. Ce dernier, aujourd'hui retraité, a d'ailleurs été archéologue pour le gouvernement du Québec pendant une trentaine d'années.

S'il s'investit personnellement pour réclamer la poursuite des fouilles au site Cartier-Roberval, c'est qu'il croit que tout n'a pas été découvert.

Il estime que les autorités font fausse route en investissant uniquement dans la mise en valeur et pas dans les fouilles. En décembre dernier, le gouvernement Legault annonçait un investissement de 8,4 millions de dollars pour mettre en valeur le site considéré comme le berceau de la présence française en Amérique.

Le Regroupement demande au gouvernement l'autorisation de faire des fouilles archéologiques plus poussées et précise que celles-ci pourraient se faire simultanément avec la mise en valeur progressive du site. Il cherche aussi le financement nécessaire pour le faire.

Les archéologues Gilles Samson et Richard Fiset à Québec

Les archéologues Gilles Samson et Richard Fiset

Photo : Radio-Canada / Eric Carreau

Vestiges à découvrir

M. Samson croit que plusieurs vestiges restent à découvrir sur ce site, notamment sur le plan architectural.

On a très peu d'idée de comment étaient composées les différentes habitations, au niveau de leur hauteur, au niveau de leur dimension, au niveau de l'emplacement des fenêtres, des portes, des foyers.

Plusieurs éléments qui font partie de l'inventaire archéologique du site n'ont pas encore été découverts, comme le cimetière et le phare d'en bas.

C'est important de localiser le phare d'en bas pour éviter qu'il soit détruit par d'éventuels promoteurs qui voudraient construire des immeubles en copropriété, explique-t-il.

Le regroupement invite donc la population à rejoindre ses rangs et les investisseurs à donner généreusement. Si le gouvernement veut trouver une solution avec nous, on est ouverts, mais l'objectif pour nous c'est d'arrêter de quémander et aller chercher des fonds ailleurs.

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