•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Si on veut garder nos médias, il faut les encourager », dit François Legault

M. Legault pointe un doigt accusateur en chambre.

François Legault, premier ministre et député de L’Assomption, à l’Assemblée nationale, à Québec, en juin 2019.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le premier ministre François Legault invite les 8,4 millions de Québécois à aider son gouvernement à sauver les médias régionaux. Comment? En s’y abonnant, tout simplement.

« Oui, il y a une responsabilité du gouvernement », admet d’emblée François Legault, « mais il faut aussi qu’une responsabilité vienne des individus. C’est important ».

Il y a deux gestes que les gouvernements ne peuvent pas poser : forcer les gens à s’abonner et forcer les entreprises à payer pour un espace publicitaire plutôt qu’un autre. Il constate cependant un lien direct entre ces deux éléments.

Plus il y aura de consommateurs des médias québécois, plus ce sera facile de convaincre tous les annonceurs d’aller vers ces médias.

François Legault

Outre la survie des entreprises concernées, François Legault s’inquiète pour la pérennité du journalisme à travers la province.

« Les Québécois doivent comprendre qu’on a besoin des médias d’ici pour s’informer, ça fait partie de la démocratie », insiste-t-il en soulignant que les quotidiens régionaux sont souvent gratuits, mais qu’« il y a un prix pour qu’on paye les journalistes, pour payer l’équipe qui amène les informations chaque jour dans toutes les régions du Québec ».

« Rien n’est gratuit dans la vie », rappelle-t-il.

Il est trop tôt pour connaître la nature et la répartition de l’aide permanente que le gouvernement apportera aux médias régionaux à l’instar de ceux de Capitales Médias, qui est au bord de la faillite. Cette aide devrait notamment dépendre du nombre de journalistes dans un média et du nombre de médias présents dans chaque marché.

Le plan exact sera connu à l’automne, après avoir été élaboré en commission parlementaire avec les partis d’opposition. Québec promet qu’il sera « équitable » pour tous les médias, mais reconnaît qu’il aura ses limites si la population ne participe pas en s’abonnant davantage.

Le premier ministre prévient par ailleurs que d’acheter de la publicité gouvernementale à fort prix dans les journaux régionaux ou de taxer les réseaux sociaux pour en faire des diffuseurs moins alléchants ne représente pas des solutions « réalistes ».

Politique provinciale

Politique