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Médecine à temps plein et football, le défi d'Émile Chênevert

Émile Chênevert s'apprête à attraper un ballon.

Émile Chênevert à l'entraînement

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Guillaume Piedboeuf

Conjuguer football et études en médecine n’a pas semblé très problématique pour Émile Chênevert depuis ses débuts avec le Rouge et Or, il y a trois ans. Son entrée à l’externat, cet automne, vient toutefois compliquer les choses pour le demi de coin étoile.

Nommé sur la première équipe d’étoiles canadienne la saison dernière, Émile Chênevert serait en droit d’espérer faire carrière dans la Ligue canadienne de football. D'autant que le natif de Québec entame son année de repêchage.

Mais son avenir dans le football professionnel sera sûrement le cadet des soucis du demi de coin dans les prochains mois. Sa future carrière, c’est en arpentant des corridors d’hôpitaux qu’il va la préparer, cet automne.

C’est un bon défi qui m’attend avec mon entrée à l’externat. Je vais être en stage à temps plein. Je vais toujours me dépêcher pour être aux pratiques de l’équipe, mais je vais peut-être arriver en retard parfois, explique l’étudiant-athlète de 23 ans, auteur de quatre interceptions la saison dernière.

Les entraîneurs sont prêts à faire des compromis et prendre du temps avec moi après les pratiques pour que je sois au même niveau que tout le monde.

Comme Duvernay-Tardif avant lui

Pour les athlètes universitaires étudiant en médecine, l’entrée à l’externat signifie parfois une fin de carrière prématurée. Cela a été le cas de Samuel Grégoire-Champagne, l’un des plus illustres receveurs de l’histoire du Rouge et Or, qui avait décidé d’accrocher ses crampons alors qu’il lui restait encore une saison d’admissibilité.

D’autres, comme Laurent Duvernay-Tardif et Alexandre Hardy, actuel demi défensif des Carabins, ont toutefois réussi à jongler avec l’externat et le football.

Ma décision de jouer cette saison a été prise en cours de saison l’an passé, relate Émile Chênevert. J’avais fait des démarches auprès de l’équipe et de la Faculté de médecine pour voir si c’était envisageable. Plus je m’informais, plus je réalisais que c’était possible de le faire.

Émile Chênevert à l'entraînement

Émile Chênevert (26) et le reste de la tertiaire pourraient être plus testés, cette saison.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

La tertiaire prête à mettre les bouchées doubles

Si la conciliation football-études fonctionne bien cet automne, l’ancien des Élans de Garneau ne voit pas pourquoi il ne disputerait pas sa cinquième et dernière saison l’an prochain. Mais pour l’instant, il affirme ne pas voir plus loin que la fin novembre.

Maintenant l’un des vétérans de la défensive du coordonnateur Marc Fortier, Chênevert avoue prendre un petit coup de vieux à l’aube de sa 4e saison. Avec le départ de Mathieu Betts, Vincent Desjardins, Kevin McGee et Gabriel Ouellet, de nouveaux meneurs doivent émerger.

Le futur médecin se sent apte à prendre plus de responsabilités, mais croit que tous les joueurs qui débutent leur troisième ou quatrième année doivent prendre un peu plus ce rôle-là.

Alors que le Rouge et Or disposera de l’une des lignes défensives les plus jeunes de son histoire, cette saison, le reste de l’unité défensive devra élever son jeu d’un cran. Rien pour embêter Chênevert et la tertiaire, toutefois.

Nous, honnêtement, on aime ça le défi. On joue tout le temps à 100 %, mais si on doit faire plus de jeux cette saison, on va être prêts.

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