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Des candidats du Parti populaire du Canada dans toutes les circonscriptions de l’Est

Maxime Bernier sourit, les pouces levés.

Le Parti populaire du Canada de Maxime Bernier est le deuxième, après le Parti libéral du Canada, à avoir confirmé des candidats dans toutes les circonscriptions de l'Est-du-Québec.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

Laurie Dufresne

Alors que Maxime Bernier lance dimanche la campagne nationale du Parti populaire du Canada (PPC) en Beauce, le chef du nouveau parti compte des candidats dans toutes les circonscriptions de l'Est-du-Québec.

Jusqu’à maintenant, seul le Parti libéral du Canada a lui aussi présenté cinq candidats.

Les candidats du Parti populaire du Canada :

  • Claude Leduc dans Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup
  • Pierre Lacombe dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques
  • Ross Carnahan dans Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia
  • Éric Hébert dans Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine
  • Jonathan Clavet dans Manicouagan

Camionneur résidant dans la région de Montréal, le candidat dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, Pierre Lacombe s'est présenté comme candidat du Parti conservateur du Québec à deux reprises dans Repentigny aux élections provinciales. Il a également été membre de la commission politique de l'ADQ pendant plusieurs années.

Pierre Lacombe soutient que plusieurs des idées du Parti populaire du Canada le rejoignent, notamment celle de favoriser le secteur privé en santé. Maxime Bernier, ce n'est pas le genre de gars qui a peur de ses opinions. Lui, il va faire face au combat pour finalement changer notre système de santé pour qu'il soit plus efficace. Y'a pas longtemps, je me suis blessé à un pouce. J'ai passé 18 h à l'urgence pour me faire dire [d'aller] en clinique. Ça, ça n'a pas de sens! , affirme-t-il.

Claude Leduc, Ross Carnahan et Jonathan Clavet n'ont pas répondu à nos demandes d'entrevue.

Dans les circonscriptions de l'Est, le PPC devra notamment se mesurer à des députés sortants qui ont tous confirmé solliciter un autre mandat :

  • Bernard Généreux, du Parti conservateur du Canada (Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup);
  • Guy Caron, du Nouveau Parti démocratique (Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques);
  • Rémi Massé, du Parti libéral du Canada (Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia);
  • Diane Lebouthillier, du Parti libéral du Canada (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine);
  • Marilène Gill, du Bloc québécois (Manicouagan).

Engouement pour le Parti populaire du Canada?

Comment expliquer que la formation de Maxime Bernier soit parvenue à recruter des candidats avant le Parti conservateur du Canada ou encore le Nouveau Parti démocratique (NPD)?

À ce jour, le Parti conservateur du Canada a présenté trois candidats sur une possibilité de cinq dans l’Est. Le NPD et le Parti vert du Canada ont confirmé deux candidatures sur cinq. Pour sa part, le Bloc québécois confirmera son dernier candidat lors d’une investiture le 8 septembre.

L'analyste politique et professeur retraité en sciences politiques du Cégep de Baie-Comeau, Marcel Marsolais, ne s'en étonne pas. Selon lui, le Parti populaire du Canada bénéficie, entre autres, de l'attrait de la nouveauté.

Dans des régions comme l'Est-du-Québec, qui sont souvent des régions rurales ou semi-rurales, il y a encore un fort fond conservateur, souligne-t-il.

La clientèle du Parti populaire du Canada en ce moment, c’est une clientèle déçue du Parti conservateur. [...] Sans dire qu’ils sont de l’extrême droite, ils sont la droite de la droite, un peu libertariens.

Marcel Marsolais, analyste politique à la retraite

Bien que ces candidatures soient un gage de sérieux pour l’organisation de Maxime Bernier, elles ne riment pas avec des victoires assurées.

De là à dire que le Parti populaire du Canada de Maxime Bernier pourrait faire élire des candidats dans l'Est-du-Québec, on est loin de ça là.

Marcel Marsolais, analyse politique à la retraite

Selon Marcel Marsolais, le balancier pourrait tout aussi bien pencher du côté du Parti vert. Même dans l’Est-du-Québec, on voit qu’il y a un intérêt pour le Parti vert. Il apparaît comme un nouveau parti même s’il ne l’est pas. Il peut aller chercher de nouvelles clientèles qui sont déçues du NPD et du Bloc québécois, dit-il.

Les Canadiens sont appelés aux urnes le 21 octobre.

Bas-Saint-Laurent

Politique fédérale