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Des lecteurs de plaques d'immatriculation inquiètent un résident de Charlottetown

Un lecteur de plaques d'immatricuation automatique installé sur le toit d'une voiture.

Le système automatisé de lecteur de plaques d'immatriculation fonctionne à l’aide de caméras installées sur les véhicules de la GRC.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un homme de Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard, s'inquiète de la collecte de données par le service municipal de police. Le plaignant se demande comment les policiers gèrent les données recueillies par les lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation qui sont installés sur certaines voitures de patrouille.

Josh Biggley circulait dans les rues de la capitale insulaire au volant de son véhicule, dont il avait oublié de renouveler l'immatriculation. Sur sa route, il a croisé à son insu l'une des deux voitures du service municipal de police qui sont munies de lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation.

Quelques jours plus tard, l'automobiliste a reçu la visite d'un policier à sa porte pour lui remettre en personne un constat d'infraction.

Josh Biggley se dit préoccupé par ce qu'il qualifie de collecte aveugle de données personnelles par la police de Charlottetown. C'est comme une atteinte à la vie privée, dit-il.

L'automobiliste explique qu'il n'est pas forcément contre l'utilisation de technologies comme ces lecteurs de plaques d'immatriculation que son service municipal de police utilise depuis environ un an. Mais il se questionne, entre autres, sur le partage de ces données et leur durée de stockage.

De son côté, la police de Charlottetown explique que ces lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation l'aident dans son travail. Le chef adjoint de la police, Brad MacConnell, précise que les données recueillies ne sont utilisées qu'à des fins policières.

Les données ainsi captées sont stockées sur un serveur pendant deux semaines lorsque les véhicules sont en règle et jusqu'à trois mois lorsque les véhicules sont en infraction.

Josh Biggley dit qu'il s'est plaint au conseil municipal de Charlottetown.

Le conseiller Bob Doiron, qui préside le comité municipal des services de protection, ne voit cependant aucun problème à utiliser des lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation.

L'élu se demande néanmoins s'il est approprié que les policiers se rendent chez les prévenus pour leur remettre en mains propres leur constat d'infraction. Je n'ai pas toutes les réponses, mais je suis certainement prêt à discuter de cet enjeu en comité, dit-il.

Avec des informations de CBC

Île-du-Prince-Édouard

Prévention et sécurité