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La sécurité des passagers du train léger est-elle adéquate?

Un train léger en action

Un train léger en action

Photo : iStock / _alexandar

Radio-Canada

Des militants pour une meilleure sécurité à Ottawa réclament un plan complet comprenant la formation des passagers pour prévenir le harcèlement sur la ligne de la Confédération avant le lancement prévu du réseau de train léger sur rail (TLR) le mois prochain.

Hollaback Ottawa, un organisme voué à mettre fin au harcèlement de rue, demande à la Ville de reconnaître les défis particuliers en matière de sécurité associés au réseau de TLR, où les trains peuvent accueillir jusqu'à 600 passagers avec un seul opérateur à bord.

Nous ne demandons pas aux gens de se mettre entre deux personnes s'il s'agit d'un couteau ou d'une altercation physique.

Julie Lalonde, Hollaback Ottawa

Nous craignons toujours que la venue du TLR présente des problèmes de sécurité auxquels la Ville n'a pas pensé, a déclaré Julie Lalonde, directrice de l'organisme.

Julie Lalonde se trouve devant une station du train léger à Ottawa.

Julie Lalonde, directrice de Hollaback Ottawa, affirme que l'intervention des témoins est essentielle pour mettre fin au harcèlement dans le transport en commun.

Photo : Radio-Canada

Avec autant de personnes à bord, Mme Lalonde affirme que la formation des témoins est essentielle. Elle fait pression pour que la Ville éduque les passagers sur la façon d'intervenir en toute sécurité lorsqu'ils sont victimes de harcèlement.

À l'heure actuelle, le plan de sécurité sur la nouvelle ligne de la Confédération sera le même que celui utilisé pour les autobus et sur la ligne Trillium, a déclaré Jim Babe, directeur des agents de sécurité spéciaux à OC Transpo.

Jim Babe répond aux questions de la journaliste.

Jim Babe, affirme qu'OC Transpo encourage actuellement les passagers à signaler tous les cas de harcèlement.

Photo : Radio-Canada / Leah Hansen

Ce plan a été élaboré en consultation avec des groupes communautaires, dont Hollaback. La campagne encourage les victimes ou les passants à informer OC Transpo du harcèlement au moyen d'un outil de signalement en ligne, par téléphone ou en en parlant à un agent de sécurité.

Les trains sur la ligne de la Confédération comportent des dispositifs de sécurité comme des interphones bidirectionnels pour parler à l'opérateur, ainsi que des caméras de vidéosurveillance, mais Mme Lalonde dit que ces mesures ne sont peut-être pas suffisantes pour mettre fin au harcèlement quand il se produit, ou pour l'empêcher de se produire.

Même avec un interphone bidirectionnel pour parler au chauffeur, cela fait quand même beaucoup de gens qu'un chauffeur doit gérer, dit-elle. Et une caméra de vidéosurveillance aide quand on essaie d'écrire un rapport après coup, mais ce n'est pas dissuasif.

Qu'est-ce que c'est que l'intervention d'un témoin?

À l'heure actuelle, OC Transpo n'encourage pas les passagers à prendre des mesures directes, sauf à signaler les incidents à un agent ou à composer le 911 pour signaler des situations dangereuses.

Un interphone bidirectionnel.

Les trains de la ligne de la Confédération sont équipés d'interphones bidirectionnels pour permettre aux voyageurs de communiquer avec l'opérateur.

Photo : Radio-Canada / Leah Hansen

Mme Lalonde, qui enseigne l'intervention auprès des témoins depuis plus d'une décennie, a déclaré que certaines organisations hésitent à demander aux témoins de s'impliquer parce qu'elles craignent pour leur sécurité, ce qui nuit aux efforts de lutte contre le harcèlement.

Il y a de la désinformation sur ce qu'est l'intervention des témoins, dit-elle. Il y a beaucoup de choses que les témoins peuvent faire pour aider les victimes de harcèlement sans se mettre en danger, comme demander à la victime si elle va bien ou demander au harceleur d'arrêter.

Une grande partie de la responsabilité incombe à OC Transpo, a ajouté Mme Lalonde.

Nous croyons que la Ville a la responsabilité de créer cette communauté dans cet espace. Il s'agit du transport en commun, affirme-t-elle. Un changement d'attitude s'impose, et nous pensons que c'est à OC Transpo de donner le ton.

Réunions prévues pour l'automne

On s'attend à ce que les représentants d'OC Transpo rencontrent des groupes communautaires plus tard à l'automne, indique M. Babe, et ces échanges pourraient comprendre une formation pour les passants.

Une fois que la Ville aura fixé une date de mise en service de la ligne de la Confédération, M. Babe précise que OC Transpo invitera des groupes de travail et des intervenants en matière de sécurité à bord des trains pour une inspection des dispositifs de sécurité des véhicules, qui seront installés.

Mme Lalonde indique que Hollaback Ottawa espère rencontrer OC Transpo au sujet des questions de sécurité propres au TLR avant le lancement de la ligne de la Confédération.

Nous voulons que tous les citoyens, jeunes et vieux, quel que soit leur sexe, se sentent en sécurité, mentionne Mme Lalonde. Nous payons tous le même prix, donc je devrais avoir le droit de me sentir aussi en sécurité que la personne à côté de moi.

Avec les informations de Leah Hansen

Ottawa-Gatineau

Prévention et sécurité