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Une enquête publique réclamée sur le fonctionnement du ministère de l’Environnement en Outaouais

Chantal Lamarche en entrevue à Radio-Canada.

Chantal Lamarche et les maires de la Vallée-de-la-Gatineau unissent leurs voix pour demander à Québec d’enquêter sur les problèmes de traitement des demandes.

Photo : Radio-Canada

Guillaume Dumont

La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, et les maires de la Vallée-de-la-Gatineau unissent leurs voix pour demander à Québec d’enquêter sur les « problèmes de traitement des demandes » à la direction régionale du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) de l’Outaouais, à Gatineau.

Réunis à Gracefield mardi soir, les élus municipaux et la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau ont voté à l’unanimité pour que Québec enquête rapidement sur les longs délais pour l’examen des dossiers au bureau régional du MELCC de l’Outaouais qui nuisent, selon eux, au développement économique de la MRC.

On a un gros problème au niveau du bureau régional de l’environnement. Le processus de demande de permis est très long, ça peut prendre d’un an à quatre ans. Ça retarde l’ensemble de notre développement économique.

Chantal Lamarche, préfète, MRC de la Vallée-de-la-Gatineau

Chantal Lamarche soutient que plusieurs projets importants dans la MRC sont retardés par des problèmes de fonctionnement du bureau régional de l’environnement à Gatineau.

On est la 102e MRC sur 104 la plus dévitalisée au Québec. Il n’y a rien qui bouge au ministère de l’Environnement à Gatineau. C’est par miettes. Ils vont nous dire :"Le dossier est complet, le certificat d’autorisation s’en vient." Mais quelques mois plus tard, ils vont nous dire : "On a besoin d’un autre ajout" et ça peut durer comme ça pendant 4 ans, lance la préfète.

Chantal Lamarche souligne que les élus de la MRC sont conscients de l’importance de la question environnementale, mais qu’il est possible de faire du développement économique tout en protégeant l’environnement.

On ne peut pas faire de développement économique. Que ce soit des raccordements d’égouts, des campings, des projets municipaux, des projets d’entrepreneurs privés, ça retarde tous les projets. On nous prend en otage, soutient-elle.

Une procédure simplifiée réclamée

Le maire de Denholm, Gaétan Guindon en entrevue à Radio-Canada

Le maire de Denholm, Gaétan Guindon, réclame une procédure simplifiée au ministère de l'Environnement

Photo : Radio-Canada

De son côté, le maire de Denholm, Gaétan Guindon, se demande s’il y a un manque de personnel au bureau du ministère de l’Environnement à Gatineau.

Je suis certain qu’il manque du personnel. Il faudrait du personnel supplémentaire pour pouvoir répondre aux demandes.

Gaétan Guindon, maire, Denholm

Il confirme être obligé de se battre avec le ministère de l’Environnement pour faire avancer les projets dans sa municipalité.

Ça fait très, très, très longtemps que ça dure. Chaque fois qu’on a un projet, c’est toujours des délais et ce n’est jamais des demandes qui sont précises. On nous demande quelque chose, on pense que le dossier est complet, on le remet au ministère. Un mois après, ils nous reviennent en disant : "On aurait besoin de ça", illustre Gaétan Guindon.

Il demande à Québec de clarifier et de simplifier le processus menant à l’obtention d’un permis du ministère de l’Environnement.

Le maire de Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau, Roch Carpentier, abonde dans le même sens. Il ajoute que le bureau du MELCC en Outaouais remet souvent en question les rapports des ingénieurs municipaux ce qui entraîne des délais importants dans les projets.

C’est toujours des délais, des délais. On nous demande des précisions. On conteste les analyses des professionnels.

Roch Carpentier, maire, Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau

Invité à réagir, le ministre de l'Environnement du Québec, Benoit Charette, donne raison aux maires et à la préfète de la Vallée-de-la-Gatineau. Ils ont raison. On est d'ailleurs le premier gouvernement à reconnaître cette problématique-là. Lorsque le premier ministre m'a nommé, il avait identifié trois priorités, dont celle des délais d'évaluation, explique-t-il.

Le ministre ne s'engage cependant pas à tenir une enquête publique, mais plutôt à trouver des solutions, comme l'ajout de personnel. Il y a plusieurs directions régionales qui sont en affichage de postes actuellement, pour renflouer leur besoin de personnel.

Ottawa-Gatineau

Politique