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« Un pas dans la bonne direction », selon une victime d'un externat autochtone

Plan serré de Kurt Adam avec un sapin de Noël en arrière-plan.

Kurt Adams a souffert de dépendance après son passage dans un externat autochtone (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un survivant des externats pour Autochtones, Kurt Adams, entend se joindre au recours collectif intenté au nom des victimes.

Lundi, la Cour fédérale a approuvé l’entente de règlement à l’amiable d’une action collective qui prévoit des indemnités pour les survivants des externats pour Autochtones.

Il s’agit d’un pas dans la bonne direction, croit Kurt Adams, de la Première Nation Carry The Kettle Nakoda, dans le sud de la Saskatchewan.

Ce dernier a d'abord fréquenté une école pour Autochtones comme externe puis, plus vieux, comme interne.

Ça va nous aider, pas seulement nous, mais aussi nos enfants et [nos] petits-enfants. Nous pouvons commencer à guérir maintenant, confie celui qui affirme que son passage en externat a changé sa vie.

Je suis heureux, c’est une bonne nouvelle pour notre peuple. Les personnes maltraitées physiquement, mentalement et sexuellement vont être indemnisées.

Kurt Adams, membre, Première Nation Carry The Kettle Nakoda

La FSIN réagit

C'est mieux que rien [...] Je ne pense pas qu'il y ait une somme d'argent qui pourrait réparer tous les dommages causés à nos élèves dans ces écoles sous administration fédérale , soutient le vice-chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN), Morley Watson.

J'espère qu'une indemnisation permettra aux victimes d'aller chercher l'aide appropriée et de profiter du reste de leur vie.

Morley Watson, vice-chef de la FSIN
Morley Watson en entrevue dans son bureau à Radio-Canada.

Il n'y a pas de somme suffisante pour indemniser les personnes touchées, croit Morley Watson, vice-chef de la FSIN.

Photo : Radio-Canada

Une décennie de combat

Le recours collectif a été déposé en 2009 au nom des Autochtones qui ont fréquenté ces externats. En décembre dernier, le gouvernement fédéral a annoncé l’entente de principe pour faciliter la guérison des Autochtones qui doivent toujours vivre avec les séquelles de leur passage en externat.

Kurt Adams avait alors raconté les violences qu'il a subies dans sa jeunesse. Il était notamment puni parce qu'il ne comprenait pas l’anglais et il lui était strictement interdit de pratiquer sa culture.

À l'époque, il s’était également ouvert sur les problèmes de dépendance qu'il a vécus plus tard dans sa vie.

Ayant déjà reçu une indemnisation pour les sévices subis lors de son passage en internat, il a pu avoir de l’aide pour régler ses problèmes, mais il insiste sur le fait que l’argent ne peut pas effacer tous ces souvenirs douloureux.

Quand on a une dépendance à l’alcool ou à la drogue, et que, soudainement, on reçoit 100 000 $, on ne va pas nécessairement chercher l’aide de spécialistes, on va chercher à satisfaire sa dépendance , dit-il.

Avec les informations de Gabrielle Proulx

Saskatchewan

Autochtones