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L'adjoint de Pompeo pressenti comme ambassadeur américain en Russie

Le numéro deux du département d'État, John Sullivan, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur du G7 en avril dernier en France.

Le numéro deux du département d'État, John Sullivan, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur du G7 en avril dernier en France.

Photo : Reuters / POOL New

AFP

Le numéro deux du département d'État américain, John Sullivan, est pressenti pour être nommé par Donald Trump comme nouvel ambassadeur des États-Unis en Russie, un poste ultrasensible tant les relations du président américain avec Moscou sont ambivalentes.

Le New York Times a fait état mardi de l'intention du locataire de la Maison-Blanche de choisir l'adjoint du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo en remplacement de Jon Huntsman, qui a récemment annoncé sa démission.

C'est quelqu'un dont le nom a été cité et qui est très respecté.

Donald Trump

Je sais que Mike Pompeo l'apprécie beaucoup, il pourrait tout à fait être désigné comme ambassadeur à Moscou, a-t-il ajouté, sans dire quand il annoncerait son choix définitif, qui devra ensuite être confirmé par le Sénat américain.

John Sullivan, 59 ans, est secrétaire d'État adjoint depuis mai 2017, et a assuré l'intérim à la tête de la diplomatie américaine pendant un mois au printemps 2018 après le limogeage de Rex Tillerson.

Pas un spécialiste de la Russie

Ce juriste, affable mais très discret, est passé par les départements de la Justice, de la Défense et du Commerce sous de précédentes administrations, ainsi que par le privé. Il n'est pas considéré comme un spécialiste de la Russie.

Mais il a dirigé la délégation américaine à la mi-juillet lors d'un dialogue stratégique américano-russe sur la sécurité. Washington avait alors exprimé son « inquiétude » face au « développement et [au] déploiement d'armes nucléaires non stratégiques » par la Russie, avant le retrait américain, confirmé au début d'août, du traité sur les arsenaux de portée intermédiaire (INF), officialisant la fin de ce texte emblématique conclu pendant la Guerre froide.

Le poste d'ambassadeur des États-Unis à Moscou, toujours sensible, l'est d'autant plus depuis l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump.

Les agences de renseignement américaines accusent la Russie de Vladimir Poutine d'ingérence dans l'élection présidentielle de 2016, remportée par le milliardaire républicain, et de vouloir de nouveau s'immiscer dans celle de 2020. De plus, malgré la fin d'une longue enquête tentaculaire sur des soupçons de collusion entre l'équipe du candidat Trump et le Kremlin, le sujet reste au cœur d'une vive controverse politique avec le camp démocrate.

G7 : Trump favorable au retour de la Russie

Donald Trump a affiché à plusieurs reprises sa volonté de rapprochement avec Vladimir Poutine. Encore mardi, il s'est dit favorable à un retour aux réunions du G8 avec la réintégration de la Russie, qui avait été écartée de ce groupe de grandes puissances en 2014 à la suite de l'annexion de la Crimée.

En dehors du président Trump, pourtant, l'administration américaine continue d'afficher une grande fermeté à l'égard de Moscou.

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