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Du Nouveau-Brunswick à l'Île-du-Prince-Édouard à la nage pour les enfants malades

Des nageurs s'élance dans la traversée du détroit de Northumberland.

44 nageurs ont participé à l'événement The Big Swim, organisé par l'organisme GIVE TO LIVE, dimanche.

Photo : Courtoisie: Kim crossman

Radio-Canada

Dimanche dernier, 44 athlètes ont traversé à la nage le détroit de Northumberland, entre le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard. Pour l’occasion, l’organisme GIVE TO LIVE a amassé 160 000 $ pour un camp de vacances spécialisé de la Nouvelle-Écosse.

Sophie Deslongchamps l’admet sans gêne : la traversée du détroit de Northumberland est une épreuve qui a le potentiel de faire peur même aux plus courageux. Plusieurs personnes qui embarquent dans l’aventure ne sont pas des nageurs aguerris. Il y en a qui ne savent à peu près pas nager et qui apprennent juste pour ça. Les gens ne savent pas à quoi s’attendre. Est-ce qu’il va y avoir des poissons? Des requins? Est-ce que ça va être LA fois où un gros requin vient dans le détroit?

Pour sa part Sophie Delongchamps en était à sa troisième participation. La première fois qu’elle a tenté l’expérience était en 2016. Elle faisait partie de ceux qui n’avaient jamais fait quelque chose de semblable. Mon mari, ma famille, mes amis ne m’ont presque pas vu pendant six mois avant l’événement parce que je nageais tous les jours, soit à la plage, soit à la piscine.

Traversée incomplète

Pour Sophie Deslongchamps, la traversée s’est terminée à court dimanche. Le froid, et les vagues l’ont forcée à abandonner après environ un quart du parcours d’environ 18 kilomètres de nage. Les vagues étaient assez hautes et quand on est dans l’eau, au milieu du détroit, les points de repère sont très difficiles à voir.

Elle explique qu’un accompagnateur en kayak suit chaque nageur et que c’est son rôle de le guider.

Les nageurs et leur kayaiste se préparent pour la traversée du détroit de Northumberland.

Chaque nageur est accompagné d'un kayakiste qui transporte des vivres et qui est chargé de l'aider à s'orienter en eaux libres.

Photo : Kim crossman

Plus les vagues sont hautes et plus le kayakiste a du mal à rester près de nous. On avale de l’eau, on a froid, on ne sait pas si on va en ligne droite, c’est très difficile.

Sophie Deslongchamps

Un camp pour les maladies chroniques.

Mme Deslongchamps a décidé de tenter l’expérience pour la première fois en 2016 parce qu’une amie avait un enfant venant tout juste d’être diagnostiqué de Leucémie aiguë. J’ai décidé de faire le Big Swim à ce moment-là.

Pour chaque 1300 $ amassé, un enfant peut aller passer une semaine dans le camp spécialisé pour les enfants atteints d'une maladie chronique ou mortelle. J’ai presque réussi à envoyer deux enfants au camp par moi-même, lance Sophie Deslongchamps, très fière.

Après une traversée difficile cette année, elle ne sait pas encore quoi répondre quand on lui demande si elle retentera l’expérience. J’aurais dit non, mais en même temps, quand on commence à faire un événement avec [GIVE TO LIVE], on ne peut pas juste arrêter. On devient comme partie d’une nouvelle famille.

Elle va donc prendre le temps de se remettre de ses émotions avant de prendre une décision. Si elle tente de nouveau la traversée, elle devra bien vite se remettre à l’entraînement. Toutefois elle n’exclut pas de simplement participer à l’événement d’une autre manière, en tant que bénévole par exemple.

Nouveau-Brunswick

Nage en eaux libres