•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Agrile du frêne : les citoyens peuvent appuyer la survie de cet arbre

Des arbres dépourvus de feuilles.

L'agrile est une véritable épidémie parmi les frêne au Canada.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Radio-Canada

Le Centre national de semences forestières, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, demande l’aide du public pour enrichir sa collection de graines de frêne.

Le Centre de semence n’a pas assez de personnel pour se permettre de couvrir toutes les régions où on en a besoin, explique un spécialiste en transfert de connaissances au Service canadien des forêts au Centre de foresterie de l’Atlantique, Bernard Daigle.

L’agrile du frêne, un insecte ravageur, menace l’existence même de ces arbres au Canada, d’où l’importance de récolter des semences. Il est toutefois difficile d’en récolter parce que ces arbres n’en produisent que tous les 5 à 7 ans et seulement à la fin de l’été. Cette année s’annonce importante pour la production et donc pour la récolte aussi.

Des agriles du frêne.

Aucun prédateur naturel nord-américain, comme le pic-bois, les autres insectes ou les parasites, n’a pu ralentir la propagation de l’agrile du frêne ni l’empêcher de détruire les arbres, selon Ressources naturelles Canada.

Photo : Radio-Canada

Le Centre de semences forestières présente des cartes qui indiquent à l’aide de cercles les secteurs où des semences ont déjà été récoltées. Les frênes verts, blancs et noirs, trois essences présentes dans la région, font l’objet d’une carte chacun.

Une carte des Maritimes. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les zones en jaune où des graines de frêne blanc ont déjà été récoltées.

Photo : Ressources naturelles Canada

Une carte des MaritimesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les zones où des graines de frêne noir ont déjà été récoltées.

Photo : Ressources naturelles Canada

Une carte des Maritimes Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les zones où des graines de frêne vert ont déjà été récoltées.

Photo : Ressources naturelles Canada

L’aide du public est sollicitée pour récolter des semences partout ailleurs dans les peuplements naturels, c’est-à-dire hors des villes.

Juste essayer de remplir les trous dans nos collections pour avoir une représentation de la diversité génétique à travers le pays de ces essences, précise Bernard Daigle.

L’agrile du frêne a déjà tué des millions d'arbres en Amérique du Nord.

Un tronc de frêne sillonné par l'agrile du frêne.

La plupart des frênes nord-américains sont très vulnérables à cet insecte qui a détruit des millions d’arbres dans des zones forestières et urbaines au Canada, selon Ressources naturelles Canada.

Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas l’adulte qui fait les dommages, ce sont les larves. Les larves vont créer des galeries, elles vont se nourrir d’une substance qu’on appelle phloème et qui se trouve sous l’écorce. Alors, on ne voit pas les dommages. Lorsque ces galeries vont encercler l’arbre, elles coupent la circulation de l’arbre : plus d’eau, plus de nutriment et ça va tuer l’arbre, explique Bernard Daigle.

Bernard Daigle, spécialiste en transfert de connaissances au Service canadien des forêts au Centre de foresterie de l’Atlantique, en entrevue.

Bernard Daigle invite les citoyens des Maritimes à participer à la récolte des semences de frêne.

Photo : Radio-Canada

Originaire d’Asie de l’Est, l’agrile du frêne est arrivé en Amérique du Nord en 2002. Du Michigan, où il a été détecté à l’origine, il s’est propagé au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.

Avec des renseignements de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Protection des écosystèmes