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Une Néo-Écossaise de retour chez elle après une double greffe des poumons

Natalie Jarvis accompagne son petit-fils dans une aire de jeux.

Natalie Jarvis joue avec son petit-fils à son domicile de la région d'Halifax. Sa greffe lui a donné une seconde vie, dit-elle.

Photo : CBC/Dave Laughlin

Radio-Canada

Natalie Jarvis profite pleinement de la vie chez elle, en Nouvelle-Écosse, après avoir subi une double greffe des poumons à Toronto le 21 avril dernier.

Initialement, Mme Jarvis, 43 ans, avait rejeté l’idée d’une greffe et se préparait plutôt à mourir, parce qu’elle ne croyait pas pouvoir payer le coût de la vie à Toronto en attendant cette intervention.

Les patients de l’Atlantique doivent obligatoirement subir ce type de greffe à Toronto, où ils doivent demeurer en moyenne pendant six mois, en attendant que des poumons soient disponibles et pendant une partie de leur convalescence. Les frais de séjour ne sont que partiellement remboursés par les provinces.

Mme Jarvis souffre du syndrome des anti-synthétases et de la maladie pulmonaire interstitielle. Son état s’était grandement détérioré l’an dernier, rendant l’opération urgente.

Dave Laughlin porte un masque respiratoire et marche dans un couloir étroit

Natalie Jarvis avant son opération. Elle devait porter en quasi permanence un masque pour respirer et était constamment épuisée.

Photo : CBC/Dave Laughlin

Son médecin l’avait convaincue de se battre et de choisir la greffe. Lorsque son cas a été médiatisé, elle a reçu des dons des quatre coins du pays qui lui ont permis de se rendre à Toronto sans se ruiner.

C’est incroyable l’appui que j’ai reçu, affirme-t-elle aujourd’hui. Pas seulement de ma famille et de mes amis, de purs étrangers aussi!

L’opération n’a pas été de tout repos. Elle est demeurée inconsciente pendant trois semaines après l’intervention et a dû surmonter une série de complications.

Ce n’est qu’en juin qu’elle a pu faire ses premiers pas à l’extérieur.

Ils disent que c’est comme une deuxième naissance et ils ont tout à fait raison : on se sent renaître!

Natalie Jarvis, double greffée des poumons

De retour à la maison, elle a recommencé à jouir de la vie, auprès de sa famille. Ses aspirations ont changé : fini l’idée de sauter en parachute; elle serait très heureuse de faire plutôt un tour en montgolfière.

De patiente à militante

En attendant de pouvoir reprendre son emploi, d’ici trois mois environ, Mme Jarvis a l’intention de continuer à défendre les patients comme elle mis dans des situations financières difficiles à cause de leur état.

Déjà, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a bonifié l’allocation versée aux patients qui doivent se rendre à Toronto pour une greffe de poumon : elle est passée de 1000 $ à 2000 $ par mois.

Natalie Jarvis se détend sur son patio, chez elle.

Natalie Jaevis entend continuer à militer pour les patients qui font face à des factures salées pour obtenir des soins.

Photo : CBC/Dave Laughlin

Natalie Jarvis dit avoir rencontré à Toronto d’autres patients qui ont dû vendre leur maison pour payer la facture pour leurs soins. Elle a même remis une partie de ses dons à un couple qui avait de la difficulté à joindre les deux bouts.

Je voulais donner à mon tour, explique-t-elle.

Elle souhaite aussi rencontrer un jour la famille du donneur qui lui a permis de connaître cette deuxième vie.

Avec les informations de Carolyn Ray, CBC

Nouvelle-Écosse

Santé