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La communauté franco-ontarienne unie pour la sauvegarde du Droit

Une pile de journaux.

Le gouvernement Legault a indiqué lundi qu’Investissement Québec octroierait un prêt maximal de 5 millions de dollars à Groupe Capitales Médias.

Photo : iStock / seb_ra

Radio-Canada

Des politiciens et des acteurs de la francophonie ontarienne appellent à la mobilisation pour sauver le quotidien Le Droit, propriété de Groupe Capitales Médias (GCM) qui se trouve au bord de la faillite.

En grandes difficultés financières, GCM, propriétaire de six quotidiens, a envoyé hier un avis d’intention pour se placer sous la protection de la loi sur les faillites.

Le gouvernement du Québec a annoncé lundi après-midi qu’il accordait un prêt de 5 millions de dollars à GCM pour lui venir en aide.

De passage à Ottawa mardi, la ministre ontarienne des Affaires francophones, Caroline Mulroney, indique qu'une réflexion s'impose.

Caroline Mulroney répond aux questions des journalistes.

Caroline Mulroney, ministre ontarienne des Affaires francophones

Photo : Radio-Canada

Je suis très déçue d’apprendre cette nouvelle. Le Droit fait des reportages très importants pour la communauté francophone, c’est un pilier de la francophonie. Mais pour ce qui est des actions gouvernementales, ça va prendre un peu de temps pour réfléchir sur cela, a-t-elle dit.

Le journal Le Droit est une source de nouvelles pour tous les francophones, surtout dans l’est ontarien, et pour moi-même, dans ma circonscription à Toronto.

Caroline Mulroney, ministre ontarienne des Affaires francophones

Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), est très content que la ministre Mulroney ait reconnu l'importance du quotidien dans sa déclaration.

J'espère que le gouvernement de l'Ontario va se pencher sur la situation et pourra contribuer à aider à la pérennité du journal. C'est inconcevable et inacceptable que Le Droit ne soit pas là pour continuer le travail qu'il fait présentement. L'Assemblée de la francophonie est née de la bataille contre le règlement 17, et Le Droit est devenu le journal de combat des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens. On l'a vu encore avant les fêtes avec le mouvement de la résistance, Le Droit était derrière nous à 100 %.

Pour la directrice générale de l'Association des communautés francophones d'Ottawa, Ajà Besler, il est impensable que Le Droit mette fin à ses activités.

Le journal Le Droit est le seul quotidien francophone en Ontario. C'est quand même un journal qui a un rôle très unique au sein de la province et d'Ottawa. Historiquement, Le Droit a joué un rôle dans le développement de la communauté. Ça a été fondé pendant le règlement 17, pendant cette première résistance marquante des Franco-Ontariens, a-t-elle dit.

Avocat et ardent défenseur des droits linguistiques, Ronald Caza est d'avis que le gouvernement de l’Ontario doit aussi jouer son rôle dans la survie du quotidien.

Il y a des choses que le gouvernement peut faire, il y a des programmes qu'il peut utiliser pour s'assurer que le journal continue à jouer son rôle. Le gouvernement du Québec vient de donner l'exemple.

Me Caza considère inconcevable que l’est ontarien se passe d’un quotidien.

Si le gouvernement s'implique, il enverrait deux messages à la communauté francophone. Le premier, on veut s'assurer que vous ayez les outils pour survivre; et le plus important, que ça vaut la peine qu'on continue de faire les efforts pour préserver notre langue et notre culture en tant que Franco-Ontariens, a-t-il ajouté.

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Médias