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Extrémisme et racisme : les Forces armées canadiennes enquêtent sur un de leurs membres

Des membres des Forces armées canadiennes font leurs préparatifs à Gatineau.

Les détails concernant le membre des Forces canadiennes mis en cause dans l’enquête sont couverts par la Loi sur la protection des renseignements personnels.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Les Forces armées canadiennes (FAC) annoncent qu’une enquête est en cours au sujet des activités extrémistes et racistes d’un de leurs membres au Manitoba.

Dans un communiqué, les Forces canadiennes disent qu’elles ne toléreront les conduites haineuses sous aucune forme, car celles-ci « minent [leur] cohésion et diminuent [leur] autorité en tant que force de bien dans la société canadienne et dans le monde ».

Les FAC n’ont pas souhaité faire davantage de commentaires sur l’enquête.

Les détails concernant la personne mise en cause dans l’enquête sont couverts par la Loi sur la protection des renseignements personnels.

Les affiches d’un groupe suprémaciste blanc, nommé The Base, ont été placardées dans plusieurs endroits de Winnipeg ces dernières semaines. Elles invitent exclusivement les personnes de descendance européenne à participer à des activités pour survivalistes et d’autodéfense.

Selon Evan Balgord, directeur général du Réseau canadien contre la haine, les personnes à l'origine de ces affiches « vénèrent des tueurs de masse et veulent mener des attaques terroristes pour accélérer ce qu’ils considèrent comme une guerre raciale imminente au Canada et aux États-Unis ».

Il ajoute que l’un des objectifs déclarés du groupe The Base est de faire en sorte que ses membres s’engagent dans l’armée afin de recevoir une formation, puis de la transmettre à d’autres membres.

Les partis politiques réagissent

Les chefs de partis provinciaux qui ont pris la parole durant la campagne électorale, lundi, ont réagi à l’existence d’un groupe terroriste suprématiste blanc qui recruterait à Winnipeg.

Le premier ministre sortant, Brian Pallister, a qualifié cette situation de déplorable. « Nous avons des lois contre cela [les suprémacistes blancs]. S'ils les gens violent ces lois, ils devraient être poursuivis », a-t-il dit.

Selon le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Wab Kinew, tous les citoyens ont la responsabilité « d’éliminer la haine de la société » en faisant attention aux mots qu'ils utilisent et aux exemples qu'ils donnent.

« J’aimerais envoyer un message à ceux qui sont peut-être sur le point de se radicaliser, à ceux qui regardent des vidéos sur YouTube qui leur donnent un certain sentiment : il n’est pas trop tard », a déclaré M. Kinew.

La police au courant

Un porte-parole du Service de police de Winnipeg a admis que la police était au courant des affiches suprémacistes et qu’elle surveillait la situation.

Selon un rapport récent du programme de renseignements criminels de la police militaire qui a suivi les incidents liés au racisme et à la suprématie blanche au sein des FAC de 2013 à 2018, des comportements inappropriés ont été constatés chez moins de 1 % de la population .

Les sanctions pour ce type de comportement peuvent aller du counseling à des conséquences plus graves sur la carrière, comme le licenciement, et à des poursuites juridiques.

Avec des informations d'Ezra Belotte-Cousineau

Manitoba

Crime haineux