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Les centres manitobains de la petite enfance veulent plus d’argent

Les manifestants espèrent que les candidats aux élections provinciales prennent au sérieux le besoin de financement des garderies.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Laïssa Pamou

Les responsables des centres de la petite enfance, des employés, des parents et des membres de la communauté participent mardi à une marche au parc Assiniboine à Winnipeg afin de demander au prochain gouvernement provincial d’augmenter le financement des garderies.

Cette marche organisée par l’Association des services à l'enfance du Manitoba (ASEM) fait suite à une pétition signée par 26 000 Manitobains.

Selon Brigitte L'Heureux, directrice générale de la Fédération des parents du Manitoba, cela fait quatre années que les garderies sans but lucratif n’ont pas vu de hausse de leur financement gouvernemental.

D’après Cathrynn Nandjui, éducatrice qualifiée à la Garderie des Bambins, cette non-augmentation de financement met les garderies dans une situation de précarité permanente.

Elle explique que malgré le coût de la vie qui augmente, le personnel des garderies travaille souvent pour le strict minimum. On a des assistantes qui gagnent 12 $ de l’heure. Les parents nous confient leurs enfants parce qu’ils nous font confiance. Pour offrir un service de qualité, on a besoin d’être de bonnes conditions.

Mme L’Heureux précise que les garderies manquent tellement d'argent que sans les campagnes de financement, elles fermeraient leurs portes. « Certains centres ont coupé des services tels que la collation pour s’assurer qu’ils peuvent maintenir le bateau à bord, » explique-t-elle.

Selon les deux dames, une augmentation de fonds du gouvernement permettra de réduire le taux de roulement qui est observé dans le domaine et d’améliorer les conditions de travail.

Lorsque vous travaillez, vous avez besoin d’un salaire qui vous permet aussi de bien vivre, dit Mme Nandjui. Lorsque les gens viennent, on les forme, mais dès qu’ils trouvent mieux ailleurs ils partent.

Les promesses des partis

Dimanche, le Parti progressiste-conservateur du Manitoba s’est engagé à créer des options de garde d'enfants plus abordables en continuant de travailler avec des entreprises privées s'il était réélu aux élections provinciales de l'automne. Selon Mme L’heureux, cette promesse ne répond pas au besoin des garderies de la province.

Augmenter les subventions pour les familles à faibles revenus est bien, dit-elle, mais le réel problème des centres de la petite enfance c’est du financement pour assurer les services de garde de qualité.

Le Parti libéral s'engage à créer 18 000 nouvelles places de garderies d’ici 2027, soit 2250 places par an pendant huit ans. Selon Mme Nandjui une telle promesse permettrait de résoudre le problème des listes d’attente sans toutefois améliorer les conditions de travail des éducatrices.

Le Parti libéral promet également d’investir 5 millions de dollars en infrastructures pour les garderies. Il entend aussi réserver 5 millions de dollars pour augmenter le salaire des professionnels du secteur et assurer des formations de qualité pour les éducatrices.

Durant la marche de mardi, les participants espèrent que les candidates aux élections provinciales du 10 septembre comprendront leurs besoins réels et entreprendront des actions concrètes.Les gouvernements passent, ils font que des promesses qui ne sont pas respectées, déclare Cathrynn Nandjui.

Notre dossier sur les élections provinciales 2019 au Manitoba

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