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Une saison des bleuets tardive, mais abondante en Abitibi-Témiscamingue

Des plants de bleuets sauvages.

Le printemps tardif a fait l'affaire de la Bleuetière de Guérin, où la récolte est bonne cette année.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

La saison des bleuets bat son plein présentement même si elle a commencé, dans la région, deux semaines plus tard qu'à l'habitude. Selon les cueilleurs et les producteurs, les bleuets sont toutefois abondants et sucrés.

« Regardez! C'est tout bleu », lance une cueilleuse, bien accroupie, les deux genoux au sol, en plein centre de la Bleuetière de Guérin.

Yvonne Roy remplit son quatrième panier de bleuets. Même si elle habite près de Toronto, elle fait sa visite saisonnière à la Bleuetière de Guérin depuis 10 ans.

Il y en a beaucoup cette année. Ils sont beaux, ils sont gros, ils sont sucrés, raconte-t-elle.

La saison des bleuets a commencé le 7 août à la Bleuetière de Guérin, alors qu'elle débute habituellement une quinzaine de jours plus tôt.

L'hiver rigoureux qu'a connu la région a aidé à l'abondance du petit fruit, croit le propriétaire, Jean-François Gingras.

On a eu beaucoup de neige l'hiver dernier. Il y a bien des gens qui n'étaient pas contents, mais moi j'étais très heureux. Ça protège les plants, ça retarde la floraison, donc on se sauve souvent du gel printanier, dit-il.

Le risque demeure toutefois que des épisodes de gel au sol surviennent à la fin du mois d'août et mettent fin à la récolte.

Une bonne saison pour les cueilleurs

Retraité depuis une dizaine d'années, Gilles Labrie cueille des bleuets pour le plaisir, qu'il revend au Marché du fermier, le seul endroit où les cueilleurs peuvent vendre leur récolte à Rouyn-Noranda.

Des paniers de bleuets sauvages.

Le Marché du fermier est le seul endroit à Rouyn-Noranda qui achète les bleuets.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Il n'y en a pas partout, mais où il y en a, il y en a. J'ai déjà vu mieux, mais j'ai déjà vu pire aussi, raconte Gilles Labrie.

Comme lui, une centaine de personnes cueillent des bleuets pour les revendre au Marché du fermier.

La propriétaire note d'ailleurs que les cueilleurs sont en baisse depuis les dernières années.

Abitibi–Témiscamingue

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