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Commotions cérébrales : un appareil de traitement ne fait pas l'unanimité

Simon a un appareil dans la bouche et regarde devant lui.

Le PoNS est un appareil qui envoie, par la langue, des ondes au cerveau. Simon Jodoin a été le premier athlète de haut niveau à l'essayer, sans succès.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

François Le Blanc

Santé Canada examine une décision de la Food and Drug Administration (FDA), qui a rejeté en avril dernier un traitement pour soigner les commotions cérébrales et les lésions au cerveau. L'agence canadienne a approuvé le PoNS l'automne dernier.

Ce rejet des Américains soulève des questions ici, au Canada. Un documentaire de la série Podium, de Radio-Canada Sports, a suivi un patient, Simon Jodoin, qui n'a pas eu le succès escompté.

L'ex-hockeyeur des Wildcats de Moncton et des Aigles Bleus de l'Université de Moncton subit les séquelles de sept commotions cérébrales. Il fondait beaucoup d'espoir sur le PoNS. Pour se payer le traitement de 30 000 $, il a monté une campagne de sociofinancement.

Santé Canada n'a pas voulu accorder d'entrevue sur le sujet. Dans un courriel, l'agence répond que le dispositif PoNS est seulement destiné à être utilisé comme traitement aigu du déficit d'équilibre chronique.

Le PoNS est un dispositif mis sur la langue et qui envoie des impulsions électriques vers le cerveau. La durée du traitement est de 14 semaines. Pour les fins d'analyse, Santé Canada considère une commotion cérébrale comme une lésion au cerveau.

Deux hommes debout, se regardent.

Le traitement du PoNS est d'une durée de 14 semaines. Simon, à droite, devait aller à la clinique une fois par semaine. On le voit ici avec un physiothérapeute, Marcos Rodrigues.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

Dans Le casse-tête de Simon, l'ancien capitaine des Wildcats et des Aigles Bleus est amer.

On est plus des rats de laboratoire, ils ne sont pas prêts encore à 100 % avec le traitement. Il me semble que ce n’est pas ce à quoi je m'attendais. Oui, je suis capable de me tenir debout, mais je ne suis pas capable d'ouvrir un ordinateur, je ne suis pas plus avancé.

Simon Jodoin, dans le documentaire de Podium

Santé Canada réplique que les demandes d'homologation sont étudiées avec sérieux et que tous les instruments médicaux vendus au Canada doivent respecter les exigences.

Au sujet du rejet de la FDA, aux États-Unis, Santé Canada se défend en expliquant que les deux systèmes d'homologation sont différents.

Pour l'instant, le Canada revoit la décision américaine, mais affirme n'avoir reçu aucune plainte, aucun rapport d'incident ou de problème avec le PoNS.

Simon Jodoin, lui, a déchanté. Son prochain espoir est une chambre hyperbare, qu'il aimerait bien acheter pour suivre ses traitements à la maison.

Ça ressemble à un gros sac de hockey avec un tube.

La chambre hyperbare que Simon Jodoin loue pour le moment.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

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