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Jocelyne Saucier prépare un nouveau roman, le premier depuis Il pleuvait des oiseaux

La femme regarde devant elle.

L'autrice Jocelyne Saucier

Photo : Éditions XYZ

Radio-Canada

Alors que l’adaptation de son roman Il pleuvait des oiseaux sort en salle dans moins d’un mois, Jocelyne Saucier vient de terminer le manuscrit de son prochain roman, qui n’a pas encore de titre.

L’écrivaine a dévoilé cette information en entrevue avec la chroniqueuse culturelle de l’émission Le 15-18, Catherine Richer.

Ce sera le cinquième roman de Jocelyne Saucier, qui avoue écrire lentement, surtout après le tourbillon de la popularité d’Il pleuvait des oiseaux. Il a fallu que je me dépose, que je me repose, et que je chasse Il pleuvait des oiseaux de ma vie, de mon écriture pour entreprendre autre chose.

La directrice littéraire d'XYZ (la maison d'édition de Jocelyne Saucier), Myriam Caron Belzile, confirme cette nouvelle. Mais je ne peux rien vous révéler pour l’instant, ni la trame, ni la date de parution, ni le titre : la seule chose que je peux vous dire, c’est que la première lecture de cet inédit d’une romancière que j’admire est l’un des moments forts de ma carrière d’éditrice.

Jocelyne Saucier peut dire que ce prochain roman sera complètement différent de ce qu’elle a déjà écrit. Je vais toujours là où je n’ai jamais mis les pieds et j’explore.

Jocelyne Saucier accorde une entrevue dans un studio d'ICI Première.

Jocelyne Saucier a été touchée par les premières images d'Il pleuvait des oiseaux, qu'elle avait vues avant tout le monde.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

L'écrivaine ajoute que l'histoire se déroule toujours dans le nord du Québec, que la forêt est encore importante et qu'elle y parle de l’approche de la mort.

Quand on commence un roman, je crois qu’on veut toujours expliquer quelque chose qu’on ne comprend pas. C’est une autre façon de se psychanalyser. Avant d’écrire Il pleuvait des oiseaux, j’avais peur de la mort. J’ai apprivoisé la mort grâce [à ce roman].

Jocelyne Saucier

Aucune date de parution n’est encore fixée. Je veux prendre mon temps, je ne veux pas être bousculée. Je suis encore dans le texte, dans le travail, c’est mon réconfort. Je ne pense pas à sa réception, mentionne Jocelyne Saucier.

Une adaptation cinématographique attendue

En même temps qu'elle finalise ce cinquième roman, Jocelyne Saucier va un peu participer à la promotion du film Il pleuvait des oiseaux, qui sort en salle le 13 septembre prochain. Mais ce film n’a pas besoin de moi, il va vivre sa vie, et c’est Louise Archambault [la réalisatrice] et l’équipe d’acteurs qui vont le soutenir.

Les personnages, entre bonnes mains, sont joués par des acteurs et des actrices connues : Gilbert Sicotte, Andrée Lachappelle, Rémy Girard, Louise Portal, Ève Landry, Éric Robidoux et Kenneth Welsh.

Jocelyne Saucier raconte que les offres d’adaptation cinématographique de son roman Il pleuvait des oiseaux sont arrivées très tôt après sa parution. Trois offres, trois femmes, étonnamment, deux productrices et une réalisatrice, dont Louise Archambault et Ginette Petit, explique l’écrivaine.

Convaincue par le film Gabrielle

C’est la manière dont Louise Archambault a tourné la scène intime entre deux jeunes personnes atteintes de déficience intellectuelle dans le film Gabrielle qui a convaincu Jocelyne Saucier de lui confier l’adaptation de son roman.

Dans mon roman, la scène qui me paraissait la plus difficile à rendre à l’écran, c’était la scène intime entre deux vieillards. [...] J’étais rassurée sur la finesse avec laquelle elle tournerait ce film-là.

Jocelyne Saucier

Jocelyne Saucier n’a demandé aucun droit de regard sur le film. C’est un autre langage. J’aurai été trop près de mon roman et j’aurai eu peur de [leur] mettre des bâtons dans les roues.

Cependant, l’écrivaine a reçu les différentes versions du scénario. Elles [la réalisatrice et la scénariste] ont comme désossé l’histoire, elles ont défait le squelette pour le raconter avec des images, des sons. J’ai beaucoup aimé voir évoluer le projet, car ça a pris des années.

Une image du film « Il pleuvait des oiseaux ».

Andrée Lachapelle et Gilbert Sicotte dans « Il pleuvait des oiseaux »

Photo : MK2 Mile End

Jocelyne Saucier dit avoir reconnu les personnages qu’elle a mis au monde. Elle souligne qu’un seul personnage est différent. Il s’agit de Tom (Rémy Girard), qui prend plus d’importance dans le film que dans le roman.

Si l’action du roman se déroule durant une année complète, celle du film ne dure qu’un été. Jocelyne Saucier explique que la réalisatrice a utilisé le lac pour illustrer le temps qui passe.Au début du film, on voit les trois hommes qui se baignent nus, arrive Marie-Desneige et l'on voit les hommes qui se baignent en bobettes. Ensuite, on voit Marie-Desneige qui a peur de l’eau, puis qui l’apprivoise, apprend à nager, et nage.

Changer le regard sur la vieillesse

Tant dans les romans qu’au cinéma, Jocelyne Saucier trouve qu’on porte un regard apitoyé sur la vieillesse.

On s’intéresse au deuil, aux pertes, à la maladie, à la douleur, alors que si la vieillesse n’est pas trop handicapé par la maladie, elle peut être une très belle période de la vie.

Jocelyne Saucier

Elle souligne qu’on sent, dans le roman, mais aussi dans le film, que les personnages vivent pleinement jusqu’au dernier moment de leur vie.

Le tournage se terminera à la mi-août.

Le tournage se terminera à la mi-août.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

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