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Incertitude pour l'avenir du quotidien Le Soleil

Trois éditions du journal sur une table. Gros plan sur le titre du journal.

Les problèmes financiers de Capitales Médias compromettent 120 emplois au quotidien « Le Soleil »

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Radio-Canada

Les difficultés financières de Capitales Médias rendent l'avenir encore plus trouble pour les 120 employés syndiqués du Soleil de Québec.

La direction du quotidien fondé en 1896 a rencontré les employés en début d'après-midi, lundi.

« On encaisse le choc, a déclaré le président du Syndicat des employés, Jean-François Néron. Ça fait quatre ou cinq ans que l'on connaît les difficultés du Soleil. »

M. Néron se dit toutefois encouragé par la réaction rapide du gouvernement provincial.

Quel avenir pour le quotidien « Le Soleil »

Le chroniqueur François Bourque a appris la nouvelle alors même qu'il était à l'annonce de Justin Trudeau sur le financement du tramway de Québec.

« Il y a une espèce de fatalité je dirais. On savait qu'il y avait des difficultés financières et une échéance qui s'en venait, mais on n'a pas le contrôle sur ça  », a déclaré M. Bourque.

François Bourque, chroniqueur au quotidien « Le Soleil » lors d'une entrevue

François Bourque, chroniqueur au quotidien « Le Soleil »

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement provincial a déjà ouvert la porte à une aide financière pour aider l'entreprise. Ça ne sera assurément pas de gaieté de coeur qu'elle sera acceptée, poursuit le chroniqueur.

« Je n'aime pas ça. Je préférerais que ce ne soit pas les gouvernements qui soient obliger les médias, pour protéger l'apparence d'indépendance. Mais mieux vaut un journal maintenu artificiellement en vie qu'une fermeture brutale  », lance-t-il.

Appels à la survie

Pour le maire de Québec, il est impensable que le journal du boulevard Charest disparaisse.

« Il faut qu'il se passe quelque chose rapidement, parce que je ne peux pas m'imaginer la ville de Québec, la région de Québec et même l'est du Québec avec un seul média, même s'il y en a un autre au Saguenay, ce n'est pas bon pour la démocratie  », a déclaré Régis Labeaume.

La fin de Capitales Médias

« Personne au pouvoir n'ose regarder en face le vrai problème, la vraie source de cette hécatombe médiatique là qui est l’arrivée des grosses compagnies de la Silicon Valley dans notre économie et notre incapacité à exiger d’eux qu’ils soient taxés », a pour sa part indiqué la députée de Québec solidaire Catherine Dorion.

S’ils viennent profiter de notre argent ici, qu’on puisse en échange leur dire : tu vas devoir payer ta part par contre et tu vas devoir financer. Et après c’est de trouver une bonne manière de le faire


Catherine Dorion, députée de Taschereau, Québec solidaire

Les dernières années ont été difficiles pour le quotidien. En juillet l'an dernier, l'entreprise avait annoncé la suppression de 25 postes.

Le journal a été vendu par Gesca au groupe Capitales Médias, propriété de l'ex-ministre libéral Martin Cauchon, en mars 2015.

L'entreprise possède également Le Quotidien de Saguenay, La Voix de l'Est de Granby, La Tribune de Sherbrooke, Le Nouvelliste de Trois-Rivières et Le Droit de Gatineau-Ottawa.

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