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Une des fondatrices de la gymnastique rythmique au N.-B. est décédée

Une coupure de journal datant de 1977 sur les honneurs décrochés par le club de gymnastique.

Fondé en 1975, le Club de gymnastique moderne de Shippagan remporte des honneurs dès ses premières années.

Photo : Courtoisie Nicole Duguay

Mathieu Massé

La gymnastique rythmique vient de perdre une de ses membres fondatrices au Nouveau-Brunswick. Lucie Robichaud est décédée la semaine dernière. Regard sur une longue carrière dans le sport amateur qui aura marqué des dizaines d’athlètes.

Lucie Robichaud avait 22 ans quand elle a fondé le Club de gymnastique de Shippagan, en 1975. Elle revenait s’installer chez elle, dans la Péninsule acadienne, après avoir complété le programme d’éducation physique à l’Université de Moncton.

Pour les soeurs Nicole, Sylvie et Chantale Duguay, l’ouverture du club a été le début d’une aventure incroyable. Lucie Robichaud étant leur cousine par alliance, elles ont toutes été membres du club et la gymnastique a par la suite fait partie intégrante de leur vie.

Coupure de journaux indiquant la médaille d'or de Nicole Duguay.

Nicole Duguay était en quatrième année quand Lucie Robichaud a fondé le Club de gymnastique de Shippagan.

Photo : Courtoisie Nicole Duguay

J’étais en quatrième année quand Lucie était arrivée. Elle a recruté tellement de filles pour partir son club et elle nous a toutes faites championnes. On gagnait des médailles, on a voyagé beaucoup, se rappelle Nicole Duguay.

Alors qu’elle était aussi professeur d’éducation physique, Lucie Robichaud organisait, bénévolement, les entraînements, les compétitions, les déplacements, tout ça sans demander de contributions aux parents des jeunes gymnastes.

Des coupures de journaux provenant des archives de l'ancienne gymnaste Nicole Duguay.

Des coupures de journaux provenant des archives de l'ancienne gymnaste Nicole Duguay.

Photo : Courtoisie Nicole Duguay

Nicole Duguay se rappelle le dévouement de son ancienne entraîneuse : C’est elle qui composait les routines, elle choisissait les musiques. Elle a demandé des contributions aux parents seulement beaucoup plus tard. Pour aller en compétition, des fois, elle louait un autobus. D’autres fois, quand on allait à Moncton, on couchait chez sa famille.

Une quarantaine d’années plus tard, la communauté acadienne parle encore du club de gymnastique de Lucie Robichaud, affirment les soeurs Duguay.

Une pionnière de son sport

Au moment où elle a fondé le Club de gymnastique de Shippagan, ce qu’on connaît aujourd’hui comme la gymnastique rythmique était encore appelé la gymnastique moderne.

France Roman est présidente de Gymnastique rythmique Nouveau-Brunswick. Elle était juste un peu plus jeune que Lucie Robichaud et compétitionnait avec elle sur l'équipe de l'Université de Moncton. Elle se souvient du temps où elles étudiaient ensemble. C’est sûr et certain que la gymnastique moderne, à cette époque-là, était peu connue. Ça existait seulement à l’Université de Moncton. Il n’y avait pas de club comme tel dans les communautés.

France Roman affirme sans hésitation que le legs laissé par Lucie Robichaud, ce sont les athlètes qui, à leur tour, ont fondé des clubs dans leur région. Aujourd’hui présidente de l’association provinciale, Mme Roman rappelle fièrement que neuf clubs de gymnastique rythmique sont présents dans la province et que toutes les régions sont représentées.

Lucie, elle a planté la graine de l’amour de ce sport-là dans sa région. C’est beau de voir que ça continue, parce que lorsqu’on est fondatrice comme ça, ça fait chaud au coeur de voir que les jeunes athlètes, gymnastes devenues entraîneuses, continuent le travail qui a été commencé, on se dit que tout ce travail n’a pas été fait pour rien, termine France Roman.

Nouveau-Brunswick

Gymnastique rythmique